Betfair, la plus importante plate-forme d’échanges de paris en ligne au monde n’en était pas à son premier coup de maître…







betfairBetfair, la plus importante plate-forme d’échanges de paris en ligne au monde n’en était pas à son premier coup de maître. La société a souvent agit comme un laboratoire qui testerait ses nouvelles trouvailles sur ses patients. Depuis le lundi 22 septembre, les clients sont davantage taxés. Cette nouvelle taxe se nomme « Premium charges« . Betfair assure que ces nouvelles mesures ne concernent que 2% de leurs clients. Sachez néanmoins que vous serez concernés si vous avez réalisé un profit minimum en pariant sur plus de 250 marchés ! Cette taxe est mise en place depuis le 22 septembre, les premières facturations seront appliquées le 29 septembre. Les clients affectés par cette charge sont ceux qui, lors des 60 dernières semaines, remplissent les conditions suivantes :

– Si le compte est en profit sur cette période.
– Si le total des charges générées (commissions, transactions, nombres de requêtes sur le site) est inférieur a 20% de l’ensemble des profits.
– Si les paris ont été effectués sur plus de 250 marchés sur cette période.

Il y a aussi 2 facteurs qui sont pris en compte :

– Chaque pari gagnant qui constitue plus de 50% de l’ensemble du profit réalisé sur l’année ne sera pas taxé. (Exemple : gains sur les 60 dernières semaines de 30 000 euros, vous gagnez sur un pari 15 500 euros, vous n’aurez pas de taxes. Betfair considérant cela comme un gain exceptionnel.

– Vous ne payez pas les 1 000 premiers euros de « Premium charges« .

Chaque semaine sera calculée la différence entre les 20% de la somme gagnée et le montant des charges payées sur la semaine passée.

Chaque semaine sera également calculée la différence entre les 20% des gains et le montant des charges payées sur les 60 dernières semaines.

L’annonce a fait l’effet d’un tremblement de terre sur le forum de la société. Beaucoup de gros parieurs se sentent menacés par cette taxe et parlent déjà de quitter le navire. Malheureusement pour eux, la concurrence n’est pas encore en place, Betdaq (qui n’est pas ouvert aux français) n’a pas les moyens pour le moment d’accueillir ces « gros » traders sur sa plateforme d’exchange. Cela demande de nouvelles embauches, de l’investissement dans la recherche et le développement du site, de nouveaux locaux. Nous ne citerons pas les autres concurrents potentiels qui pourraient rivaliser avec Betfair tellement le fossé qui les sépare du numéro 1 est important.

Plusieurs courriers et de coups de téléphone ont été échangés entre les gros clients et la société. A vrai dire, le Pdg, Mark Davies, répond personnellement aux clients importants, en leur démontrant par 1 000 façons que si Betfair agit de la sorte, c’est uniquement dans l’intérêt de la plateforme. Les clients ne sont pas dupes et en attendant, des négociations sont toujours en cours pour une possible revue à la baisse de la taxe. On parlerait de 10%…

Les utilisateurs ciblés sont ceux qui ont un taux de réussite élevé, et plutôt que de les limiter ou les exclure, la taxe semblait être la meilleure alternative. Betfair joue pourtant un jeu très dangereux, si les gros parieurs devaient quitter le navire vers d’autres horizons, il y aurait moins de liquidités et les petits parieurs finiraient par partir également…

Affaire à suivre.





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