Depuis l’ouverture à la concurrence du marché français des jeux en ligne, les opérateurs en ligne sont nombreux à s’ériger contre les nouvelles contraintes, notamment financières, imposées par la législation. La rédaction de ParisSportifs.com vous propose un point sur ces bookmakers qui ont fui (temporairement ?) le marché français.







Ces bookmakers qui prennent leur distances avec la France

Depuis l’ouverture à la concurrence du marché français des jeux en ligne, les opérateurs en ligne sont nombreux à s’ériger contre les nouvelles contraintes, notamment financières, imposées par la législation. Certains, comme Ladbrokes ou SportingBet, ont même fait le choix de se retirer, invoquant une taxation beaucoup trop nuisible au rendement économique de leur activité. La rédaction de ParisSportifs.com vous propose un point sur ces bookmakers qui ont fui (temporairement ?) le marché français.

Le casse-tête du droit au pari

Fin octobre dernier, le groupe Ladbrokes décide de rompre les pourparlers avec Canal+ dans le cadre d’une éventuelle entrée sur le marché français des jeux en ligne. Comme SportingBet avant elle, la société de paris sportifs britannique évoque un niveau de taxation trop élevé en France pour représenter un investissement intéressant. Gary McIlraith, directeur de la stratégie, de l’international et des canaux numériques chez Ladbrokes, a notamment en ligne de mire le droit au pari.

D’après la nouvelle règlementation, les opérateurs ont en effet l’obligation de négocier des accords avec l’organisateur d’un évènement sportif afin de pouvoir proposer des paris sur cette compétition. Ce contrat passe par une redevance à la charge des opérateurs de jeux en ligne, laquelle ne doit pas être discriminatoire et doit servir à financer la lutte contre la fraude. A titre d’exemple, les fédérations françaises de tennis et de football imposent une taxe de 1% sur les mises des joueurs (en savoir plus sur le droit au pari).

Principale objection des opérateurs légaux : le plafond de taxation n’est pas fixé par la loi alors que la diminution des marges est déjà considérable, ce qui a le don de frustrer les bookmakers licenciés. La vice-présidente du groupe Mangas Gaming (dont fait partie BetClic), Isabelle Parize, parlait ainsi il y a quelques semaines d’une obligation « complètement confiscatoire » et « très exagérée ». L’accord signé avec la Ligue de Football Professionnel représentant à lui-seul 25 à 40% du produit net des jeux (bénéfice de l’opérateur) selon elle.

BetClic monte au créneau

Il y a deux semaines, certains responsables comme Nicolas Béraud de BetClic, Alex Dreyfus de Chiligaming et Emmanuel de Rohan Chabot de ZETurf, ont profité de la conférence Monaco iGaming Exchanges pour appeler à un changement des taux d’imposition sur les opérateurs en France, des méthodes d’inscription et du taux de retour aux joueurs. D’après Nicolas Béraud, la réglementation française n’est pas à même de transférer le marché illégal vers le marché légal dans l’Hexagone, ni même d’assurer entièrement la protection des joueurs contre la dépendance aux jeux d’argent à l’heure actuelle.

Dans la foulée, l’ARJEL publiait ses chiffres sur le marché réglementé des jeux d’argent en ligne pour ses  quatre premiers mois depuis le début de la régulation française en juin. Les résultats démontrent que le marché français n’est exploité qu’à hauteur de 25% du niveau anticipé par l’ARJEL avant la régulation. Une étroitesse du marché qui représente un frein de plus pour les candidats à l’agrément.

Pour le moment en tout cas, puisque Ladbrokes a déjà annoncé qu’il restait en alerte quant à des changements de réglementation qui pourraient lui garantir une installation sur le territoire français dans de meilleures conditions. Unibet, lui n’a pas attendu pour faire son entrée en jeu, puisque l’opérateur réputé mondialement vient de recevoir trois licences pour les courses hippiques, le poker et les paris sportifs en ligne. Preuve de la faiblesse actuelle du marché français, Unibet a perdu un quart de sa valeur en bourse dès l’annonce de son arrivée dans l’Hexagone.

Les joueurs français ne devraient pas pouvoir s’inscrire sur Unibet.fr avant le printemps 2011, preuve une nouvelle fois que même avec une licence, les opérateurs avancent à petits pas sur le marché français. En attendant, vous pouvez toujours retrouver notre classement complet des sites de paris en ligne légaux et déjà opérationnels avec des revues complètes et détaillées des meilleurs sites de paris sportifs.






à Lire aussi
Commentaires
Vos commentaires