Interview de Rayane Belaid - un jeune qui a joué au Brésil !

Un jeune footballeur français formé à Nice et à Cannes aillant déjà connu l’équipe réserve pro d’un des plus grands clubs brésiliens de football (Flamengo), la 3éme division brésilienne en équipe première dans une toute petite ville locale en province, des essais réussis mais sans lendemain à Napoli et à Perugia… le tout à seulement 21 ans, c’est un parcours pour le moins surprenant et original !

C’est pourtant un résumé assez concret de ce qu’ont été les aventures de Rayane Yanice Belaid depuis la mi-2016, moment ou il prenait le risque de quitter son Sud de France natif pour une aventure assez folle au Brésil… LE pays de football ou aucun joueur né en France n’a jamais évolué à l’heure actuelle ! Un parcours notamment possible du fait de conseils (bon ou mauvais, vous jugerez de vous-même) d’agents de joueurs décidant bien souvent à leur insu de leur réussite ou non dans le football…

Quand nous avons découvert ce profil sur le génial site transfermarkt, notre curiosité et notre envie de vous faire découvrir le parcours de ce jeune milieu aux origines algériennes à été plus fort que nous ! Voici donc un résumé des nombreuses heures de conversations que nous avons eu avec Rayane lors des dernières semaines. Avec, nous l’espérons plus que jamais, un futur le plus joyeux possible pour un gars qui n’a qu’une seule envie : que sa carrière décolle !

– Salut Rayane, commençons donc par le début… qui est-tu footbalistiquement parlant !?

Flamengo EntrainementJe m’appelle Rayane Belaid, je suis né du coté de Nice ou j’ai été formé (à l’OGC) jusqu’à mes 14 ans. Vers 15 ans je suis parti dans le centre de formation de Cannes car j’étais très ami avec les entraineurs de ce club et je me disais que ce serait plus facile d’atteindre l’équipe première tout en continuant à bénéficier d’une bonne formation (même si Cannes n’est plus professionnel, la qualité de leur formation reste excellente) en sport-études. Depuis toujours, je joue sur les ailes et j’ai la chance d’être naturellement ambidextre et d’avoir un jeu des deux pieds au même niveau. En plus de ma technique, je crois que c’est ce qui a attiré pas mal de monde vers moi quand j’étais plus jeune…

– C’est alors le début des aventures non ?

Oui, vers 18 ans, j’ai rencontré et fait confiance à un agent de joueur qui s’appelle Walid Bouchenafa (originaire également du Sud de la France et spécialisé dans les joueurs franco-maghrébins) et de la, les choses au Brésil ont commencé. Mon agent de l’époque avait des contacts avec un ancien athlète qui vit au Brésil (Nadir Bosch – spécialiste du 1500 et 3000 mètres vers la fin des années 90) et en quelque sorte, j’ai un peu été un test pour ces agents, pour voir si il y avait moyen de faire des choses au Brésil avec des joueurs français…

– Au début, tout s’est plutôt très bien passé ?!

Rayane FlamengoEn effet. J’ai passé des tests au Coritiba FBC (un club de l’état de Parana actuellement en deuxième division mais qui était en Serie A locale il y  a 3 ans) qui ont été concluants mais j’ai voulu viser encore plus haut. Du coup on a essayé à Rio de Janeiro ou se trouvent 4 des plus grands clubs du pays (Flamengo mais aussi  Botafogo, Fluminense et Vasco da Gama) et ca c’est très bien passé avec le club considéré par certains comme le plus populaire du Brésil : Flamengo. J’ai obtenu un contrat pro d’une année avec la réserve du club et je n’ai pas hésité à signer. Anécdote à ce sujet : j’ai rencontré le président du club (Eduardo Bandeira de Mello) juste avant l’essai en compagnie de mon agent. Le président, c’est un mec, tu le respectes quoi, il en imposes. Mais sur le moment, j’étais vraiment très en confiance. Quand il m’a dit  qu’il espérait que j’avais ramené mes crampons, je lui ai répondu que j’avais aussi ramené mon stylo pour signer… et ça c’est plutôt bien passé puisque j’ai signé directement ! (Photo prise juste après la signature avec de gauche à droite, Nadir Bosch, Rayane, le président et l’oncle de Rayane)

– Le début de ta vie à Rio pendant plusieurs mois…

Oui, et j’en garde presque que du positif car j’ai appris assez vite le portugais en mode autodidacte, j’ai rencontré ma copine actuelle sur place, j’ai été assez pote avec deux trois joueurs et avec l’un d’entre eux (Igor) on a souvent bougé dans les favelas en mode tranquille / famille pour découvrir la nourriture locale et l’esprit Carioca. Le pied même si au final, nous ne sortions pas beaucoup du cocon football, les jeunes de la réserve sont ultra protégés et tout est fait pour qu’ils ne commencent pas à être tentés par des sorties etc. (la plupart vivent dans une espèce de centre de formation fermé en dehors de la ville). Au final je n’ai jamais joué en pro mais j’ai beaucoup appris. Un truc qui était dingue : pas mal de jeunes joueurs, tu sens qu’ils jouent leur vie sur le terrain. La plupart viennent de milieux tellement pauvres qu’ils ont une grosse responsabilité envers leurs familles. Tu vas bien t’entendre avec la majorité des joueurs mais ceux qui jouent à la même position que toi… laisse tomber, jamais tu vas recevoir une passe. Entre concurrents, c’est la guerre, c’est un peu malsain mais bon…

 


Retrouvez la suite de l’interview dans la seconde partie plus tard dans la semaine !

Et n’oubliez pas, nous avons des résultats assez dingues depuis plus de 6 mois dans notre groupe VIP donc n’hésitez pas à vous inscrire ! Et joyeux Noël à tous les amis !

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