Interview de Rayane Belaid – un jeune qui a joué au Brésil ! (2)

Lors des dernières semaines, nous avons pris un plaisir dingue à discuter pas mal de temps (merci Whatsapp !) avec Rayane Belaid, un jeune Niçois Franco-Algérien de 21 ans qui a connu jusqu’à présent une carrière plutôt particulière dans le monde du football. Entre le Sud de la France, presque deux années au Brésil et un retour dans sa région natale à l’heure actuelle, ou il est à la recherche d’un club, plus motivé que jamais. Voici la deuxième partie de notre interview – vous trouverez la première via ce lien :).

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– A la mi 2017, tu es un peu à l’apogée de ta carrière et peut-être un peu aveuglé par des choses qui se passent trop bien non ?FlamengoC’est tout à fait ça. En fait je faisais très confiance à mon agent et à son contact au Brésil mais au final, je me suis aperçu que la seule personne qui était vraiment tout le temps-là pour moi, c’est mon oncle, Fouad Belaid. Même si ça se passait bien au Brésil, j’ai passé des tests en Europe, en Italie, dans un club qui fait vraiment rêver : Napoli. Autant le dire tout de suite, je n’avais qu’une envie, signer là-bas. Et après les essais, il semble que cela devait se faire mais… je ne sais pas. Je crois qu’entre mon agent et un intermédiaire italien, il y a eu des affaires de gros sous sans que je comprenne trop ce qu’il se passait. Du coup je n’ai pas signé à mon grand regret. Napoli, j’aurais été là-bas pour pas rien, ce club est trop mythique… Enfin bon, j’ai gardé la motivation et j’ai passé des tests à Perugia (club de Serie B) ou ça c’est également très bien passé, le coach de l’équipe première de l’époque voulait absolument me signer mais là, il y a eu des drôles d’histoires avec le président du club (Massimiliano Santopadre) qui ne voulait pas dépenser d’argent pour quelqu’un qui n’avait pas encore joué en pro, même si j’étais gratuit… Au final, tu ne sais jamais exactement ce qu’il se passe derrière ton dos.

– Du coup… retour au Brésil ?

En effet. Franchement, à ce moment-là, j’aurais peut-être dû retourner en France mais j’ai continué à faire confiance à mon agent et à Nadir Bosch, l’intermédiaire basé sur place. On m’a promis que ça allait bien se passer et je me suis retrouvé très loin des « paillettes » de Flamengo, dans un club qui se nomme Tupi FC, en D1 d’état du Minas Gerais mais seulement en d3 brésilienne. (Il faut savoir que les saisons brésiliennes se divisent en 2 : une saison disputée entre clubs du même état et une saison brésilienne avec un système similaire à la France). Bon, ça ne m’empêchait pas de rester motivé et puis je me disais que j’allais enfin pouvoir jouer en équipe première, que du positif donc. Je n’avais pas de salaire (…) mais j’étais nourri et logé et je participais à tous les entrainements de l’équipe pro. Seulement voilà au final, je n’ai jamais joué avec l’équipe première…

–  Comment est-ce possible ?!

TUPI FCJe me demande encore maintenant ! Tupi, c’est sympa comme ville mais c’est tout petit, à 19h, tout est fermé et il n’y a absolument rien à faire. Je ne pensais vraiment qu’au foot pendant les 7/8 mois passés-la-bas et mes équipiers ne comprenaient pas pourquoi je ne jouais pas. Mais le truc c’est que le président de Tupi FC et Nadir Bosch n’ont jamais trouvé d’accord pour me faire un contrat pro qui m’aurait permis d’avoir une licence rendant possible ma titularisation en match officiel. Une situation de fou… A un moment, j’ai bien compris que ça n’allait plus du tout avancer et qu’il fallait que je retourne chez moi et coupe les ponts avec certaines personnes. Du coup, à la mi 2018, je suis rentré à Nice, dans le cocon familial, un peu dégouté…

– Et depuis, comment ça se passe pour toi, quelle est la situation ?

Je t’avoue que c’était un peu dur au début, j’étais un peu démotivé : c’est dur d’avoir l’impression d’être passé à ce point près du sommet, avec Flamengo et suite aux essais en Italie et puis de se retrouver avec rien du tout un an plus tard. Mais avec l’aide de mon oncle et aussi depuis que ma copine brésilienne m’a rejoint en France, j’ai retrouvé une grosse motivation. Je suis sans club depuis quelques mois maintenant et cette situation ne peut pas durer. Je me rends bien compte qu’à 21 ans, je suis encore jeune mais qu’il est plus que temps que les choses s’enclenchent pour moi. Je garde la condition avec un club de Régionale locale mais j’espère trouver un bon club de National 1 ou 2 en France en Janvier et pouvoir enfin montrer ce que je veux à un niveau le plus proche possible du professionnalisme. Notamment avec l’aide de Parissportifs.com, j’ai des nouveaux contacts et possiblement un nouvel agent qui semble voir mon propre intérêt avant le sien…ce qui est rare dans le métier on dirait… Bref, je croise les doigts et je suis super motivé !

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