L'ARJEL met en garde le gouvernementEn plein débat que le système de taxation des opérateurs, l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) persiste et signe par le biais de son président Jean-François Vilotte: il faut chercher une meilleure attractivité des sites légaux sous peine de voir le marché français du paris sportif s’effondrer inexorablement. Un appel du pied au gouvernement qui rejette l’idée de l’abolition du statut quo par crainte de voir ses recettes fiscales diminuer.

Un marché légal en perte de vitesse

Certains chiffres ne trompent pas, le marché du jeu en ligne légal est en perte de vitesse. 20% des joueurs auraient déjà arrêtés de parier sur des sites légaux et les opérateurs agréés, exception faite du PMU et de la FDJ, ne parviennent plus à retirer des bénéfices de leur activité. « Si la question du modèle fiscal n’est pas examinée attentivement, les joueurs risquent de déserter les sites légaux », martèle Jean-François Vilotte.

« La question qui se pose et qui est importante pour le régulateur, c’est si on ne veut pas voir disparaitre les opérateurs une fois la période d’ouverture passée, il doit y avoir une réflexion sur le prix qu’ils devront pratiquer pour tendre vers l’équilibre et éventuellement générer des bénéfices. » Et si l’objectif de l’Etat est de ne pas perdre de recettes fiscales, le statut quo fiscal « est la quasi-certitude d’une diminution des recettes de l’Etat à moyen et long terme, parce que l’assiette va fondre comme neige au soleil et si les opérateurs illégaux reprennent des parts de marché, ce sera une préoccupation pour le régulateur et pour le fisc. »

Taxer le Produit Brut des Jeux

Le président de l’Arjel interpelle ainsi le gouvernement sur la nécessité de changer la taxation des opérateurs afin de le mettre au niveau des autres pays européens. Chez ces derniers, les taxes sont prélevées justement sur le PBJ et non sur la mise des joueurs comme cela est le cas actuellement en France. Or, l’Etat n’a cessé de communiquer sur sa volonté de conserver ce mode de prélèvement.

Une modification de l’assiette fiscale et un passage à une taxe sur le produit brut des jeux rendrait pourtant le secteur « plus dynamique au plan opérationnel et les opérateurs pourraient faire évoluer leurs offres », dixit Jean-François Vilotte. En attendant un accord entre les deux parties, rendz-vous sur notre classement détaillé des sites de paris ARJEL actuels.






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