Les paris sportifs ont souvent bon dos lorsqu’il s’agit de donner des leçons de morales. Une étude vient faire s’effondrer ces préconceptions qui n’étaient jusqu’ici basées que sur des raccourcis trop faciles.







Les paris liés aux matchs truqués ? Pas tellement...A l’heure où les premières têtes tombent dans l’affaire du « Calciopoli » et où le Parlement Européen est en train d’examiner les questions d’éthique sportive dans le cadre du Livre vert sur les jeux en ligne de la Comission européenne, une étude exceptionnelle sur la corrélation entre paris sportif en ligne et corruption sportive a été rendue publique ce vendredi 11 novembre. Et les conclusions ne vont pas du tout dans le sens de ce que certains voudraient bien laisser penser.

Une infime part de la corruption est liée aux paris

L’International Centre for the Business of Sport (CIBS) y révèle que le dopage est à la source de 96% des cas de corruption sportive, comparé à moins de 3% pour les cas liés aux paris sportifs (qui a pourtant souvent bon dos lorsqu’il s’agit d’évoquer ce sujet délicat) et de 1,5% pour les cas liés à l’utilisation d’informations privilégiées. Sur une base de 2089 cas de corruption sportive entre 2000 et 2010, le ratio entre les cas de dopage et matches truqués était de 35:1, contre un ratio de 60:1 entre les cas liés au dopage et au pari sportif.

Des résultats édifiants qui confortent le travail réalisé par les opérateurs de paris sportifs en ligne, les associations de protection des joueurs et l’Etat, pour limiter les dérives illégales. Comme en atteste Clive Hawswood, directeur général du groupe Remote Gambling Association:: « Il faut se rappeler que le secteur des paris est victime de cette corruption, perpétrée par ceux travaillant dans le sport, parfois en collusion avec des éléments criminels. Cependant, cette étude montre catégoriquement que le niveau et la fréquence de matches truqués liés aux paris sportifs n’est absolument pas comparable au problème du dopage dans le sport. »

Un défi pour les opérateurs agréés

Des propos appuyés par Samantha Gorse, chercheuse principale du CIBS : « Même si ce n’est pas une tentative de truquer les résultats des matches, l’utilisation d’informations privilégiées permettant un gain financier présente aussi un défi important pour de nombreux opérateurs agréés. » Un défi qu’il conviendra de relever dans les mois à venir pour garantir aux joueurs une sécurité complète lors de leurs paris sportifs en ligne.






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