Pendant que les Marseillais se préparent cette semaine avec cette finale – et cette finale uniquement – en tête, il en est tout autre du côté de Bordeaux, où Laurent Blanc doit également gérer le quart de finale de Ligue des Champions à Lyon qui se profilera trois petits jours plus tard seulement. Les incertitudes sur les onze de départ des deux équipes ne facilitent pas les pronostics.



Voici enfin venue la finale de la très décriée Coupe de la Ligue, qui opposera samedi soir les Girondins de Bordeaux à l’Olympique de Marseille au Stade de France (20h50) : Laurent Blanc face à Didier Deschamps, le Champion de France en titre et tenant de ce trophée face au candidat à sa succession. La remise du premier trophée de l’année lancera véritablement la fin de saison de ces deux clubs. Si les Marseillais, après leur importante victoire face à Lyon dimanche, se préparent cette semaine avec cette finale – et cette finale uniquement – en tête (les Olympiens se mettront même au vert à Clairefontaine dès jeudi), il en est tout autre du côté de Bordeaux, où Laurent Blanc doit également gérer le quart de de Ligue des Champions à Lyon trois jours plus tard.

Des incertitudes sur les onze de départ

L’affiche est belle sur le papier, mais les blessures du côté marseillais et ces considérations de gestion d’effectif chez les Bordelais font que l’on ne verra sans doute pas deux équipes à 100%. L’entraîneur bordelais doit en effet se poser plusieurs questions sur l’équipe à aligner samedi : même s’il a eu gain de cause sur la programmation du match Lyon – Grenoble (initialement prévu vendredi, ce qui aurait donné aux Lyonnais un jour de récupération en plus), l’éventualité d’une prolongation planera sur cette finale qui s’annonce équilibrée et plus que serrée. En deux matchs cette saison en Ligue 1, l’OM et Bordeaux ne sont pas parvenus à se départager :  les deux matchs ont abouti sur des nuls, 0-0 au Vélodrome et 1-1 à Chaban-Delmas. Le Cévenol adoptera-t-il une stratégie similaire à celle dont il avait usé à Monaco il y a deux semaines, à savoir tenir au minimum le nul avant de faire rentrer l’artillerie lourde (entrées simultanées de Gourcuff et Chamakh en seconde mi-temps) ou  les alignera-t-il d’entrée, quitte à les sortir si la partie va au-delà des 90 minutes ?

Pour Deschamps, les absences d’Abriel et, surtout, de l’indéboulonable vice-capitaine, Benoît Cheyrou, limitent les options et obligent le basque à revoir son milieu. Optera-t-il pour la même formule que dimanche avec un triangle Cissé-Kaboré-Lucho ? Mbia retournera-t-il à son poste de prédilection de milieu défensif, comme il le réclame d’ailleurs depuis plusieurs semaines ? Ou bien Taiwo, pourtant excellent devant les Gones, fera-t-il les frais du possible retour du guerrier argentin, Gaby Heinze ? D’autres incertitudes planent sur le trio d’attaquants auquel fera confiance DD, avec sans doute un choix à faire entre Valbuena et Ben Arfa (Koné demeure très incertain) pour occuper le flanc droit aux côtés de Niang et Brandao.

L’OM, favori des bookmakers

Quoiqu’il en soit, toutes ces questions rendent difficiles les paris sur ce match. Le triste historique de Marseille au Stade de France (où l’OM ne s’est jamais imposé) ne devrait pas trop jouer dans les têtes olympiennes, puisque seuls Taiwo et Niang ont joué les deux finales de Coupe de France perdues en 2006 et 2007, mais la forte pression populaire pour remporter un premier titre depuis 17 ans a le potentiel de faire déjouer les Phocéens. Bordeaux aura un léger avantage, ayant gagné deux des trois dernières éditions, un raisonnement que les bookmakers ne semble pourtant pas partager puisque la cote pour une victoire marseillaise est légèrement inférieure (1,80) à celle pour Bordeaux (1,90) sur Betclic.

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