La Française des jeux a annoncé le 11 septembre dernier l’ouverture de son capital pour 2009, rappelons que l’entreprise qui détient le monopole en France est détenue à 72% par l’État. Cette annonce fait suite, comme nous vous le rappelons dans notre dossier sur la législation…



FDJ en bourseLa Française des jeux a annoncé le 11 septembre dernier l’ouverture de son capital pour 2009, rappelons que l’entreprise qui détient le monopole en France est détenue à 72% par l’État. Cette annonce fait suite, comme nous vous le rappelons dans notre dossier sur la législation, à l’ouverture prévue au 2ème semestre 2009 du marché des paris sportifs et poker en ligne en France, sous la forme de licences délivrées aux entreprises respectant un cahier des charges fixé par une autorité de régulation. L’entreprise veut ainsi être prête et pouvoir concurrencer les nouveaux acteurs du marché qui lui feront face avec cette ouverture programmée du marché. Rappelons que la FDJ a déjà réalisé en 9 mois un chiffre d’affaires plus élevé qu’en 2007 sur l’activité des paris sportifs en ligne, dont elle détient le monopole. Cette activité est donc une priorité de la société, le chiffre d’affaire (CA) de cette activité représente à l’heure actuelle seulement 4% du CA total, autant dire que la marge de progression est importante.

Concernant le groupe Partouche, dont l’action est proche de son plus bas depuis l’introduction en Bourse en 95, cette ouverture du capital de la FDJ va conduire à une valorisation de la filiale jeux en ligne du groupe nommée Partouche Interactive. Partouche a en effet créé en 2005 cette filiale pour être bien positionné en vue d’une libéralisation future du marché, qui se fera donc en 2009. Cette activité, minime pour le moment dans le chiffre d’affaire du groupe, pourrait bien exploser prochainement avec l’ouverture du marché.

D’ailleurs, Partouche a lancé en juin 2008 son site de paris sportifs en ligne, Partouche Betting, détenant une licence de jeu des autorités de régulation de Malte (pays européen) avant même l’ouverture des marchés. Partouche est donc sans aucun doute très impatient et déjà fin prêt pour l’ouverture du marché en 2009. Le groupe, déjà bien implanté et controlé dans les casinos en dur en France, a de nombreux atouts afin de respecter le futur cahier des charges et ainsi obtenir une licence française sur les paris sportifs et poker en ligne. Et qui sait,le groupe pourrait lui aussi chercher à attirer des investisseurs pour une prise de participation.

à Lire aussi
Commentaires
Vos commentaires