Lors du dernier colloque sur les jeux en ligne organisé à Paris le Jeudi 23 Octobre (voir notre dossier sur la législation), les casinotiers français Partouche et Barrière s’interrogent sur les délais et le calendrier de mise en place, cela traine trop et ne sera pas mis en place rééllement avant 2010 selon eux. Patrick Partouche, le président du groupe Partouche ne peut plus attendre et a décidé d’agir et frappe fort : il a annoncé en marge de ce colloque que le site de jeux en ligne du groupe, Partouche Betting, déja disponible sur le net mais qui n’acceptait pas encore les dépôts des joueurs français, allait justement les autoriser d’ici la fin du mois d’octobre !

Le site Partouche Betting détient des licences de jeu de Gibraltar et de Malte. Il faut savoir que de nombreux sites de paris sportifs licenciés à Male, dans l’Union Européenne, proposent déja leurs services aux joeuurs français bien que la législation actuelle l’interdit, mais on sait que la Commission Européene a toujours condamné la position de l’État français (d’où l’ouverture prochaine du marché annoncée pour 2009). Partouche ne voit donc pas pourquoi il se priverait de ce marché où il est d’ailleurs déja implanté dans les casinos  »terrestres ». Patrick Partouche a d’ailleurs déclaré :

 »c’est censé être interdit, mais tous les sites installés à Malte ou à Gibraltar, sont là ce matin, ils parlent à la tribune, ils sont sur la même longueur d’ondes, explique le casinotier. Les casinos sont les grands perdants de l’histoire. Alors je ne vois pas pourquoi moi, je ne pourrais pas faire comme eux. Et si on m’attaque en justice pour faire fermer mon site, il faudra faire fermer tous les autres. Quand on est joueur, on appelle cela un coup forcé ».

Autant dire que ce coup de force de Partouche va mettre encore un peu plus dans l’embarras le gouvernement français qui pour certains acteurs aura du mal a respecter le calendrier prévu. Partouche veut mettre la pression sur l’État pour accélerer les choses, dans un contexte assez difficile pour les casinotiers français avec la perte de près de 15% de fréquentation depuis le début de l’année.

A suivre…





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