Paris sportifs : La FDJ passe à la vitesse supérieure

16 mars 2010 par · 2 Commentaires 







Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, 16 mars 2010, la Française des Jeux a officialisé la signature de plusieurs partenariats ayant pour but, notamment, de promouvoir son offre de paris sportifs en ligne, via la marque ParionsWeb. Ces partenariats ont été signés avec la Ligue de Football Professionnel (association avec les compétitions organisées par la LFP comme la Ligue 1, Ligue 2 et Coupe de la Ligue) ainsi qu’avec plusieurs médias : RTL, Orange et Yahoo ! Un autre partenariat important avait été annoncé début février dernier entre la FDJ et TF1.fr

Dans le cas de RTL, il s’agit d’un renouvellement (pour trois ans) du partenariat actuel alors que les accords avec Orange et Yahoo ! (qui portent eux aussi sur les trois prochaines années) sont tout nouveaux. Grâce à ces accords de partenariat, la FdJ sera mise en avant sur les portails internet et mobile du premier opérateur français, Orange, et sur le moteur de recherche.  Une page dédiée à l’offre ParionsWeb sera, à cette occasion, créée et accessible via un onglet sur la page d’accueil « Yahoo ! Sports ». Autre événement annoncé aujourd’hui et qui se dessinait depuis déjà quelques semaines, la constitution d’une « Team FDJ »  composée de personnalités du sport et de journalistes, chacun étant amené à intervenir en tant qu’expert dans son sport de prédilection (Christophe Dugarry et Basile Boli dans le football, Jackson Richardson pour le handball, pour ne citer qu’eux) ou bien comme ambassadeur (Bixente Lizarazu, déjà aperçu dans les sports publicitaires TV pour ParionsSport).

Ces partenariats sont d’une importance stratégique évidente et démontrent toutes les ambitions de la Française des Jeux (à l’horizon 2012, la Française des Jeux vise 25% de part de marché dans les paris en ligne, ce qui en ferait l’opérateur leader) et son art de profiter de sa situation de monopole et de sa puissance économique pour s’accaparer les plateformes médiatiques de choix alors qu’approche l’ouverture effective de la concurrence sur le marché des paris sportifs en ligne en France. Ces annonces en rafale ne viendront pas apaiser le sentiment de déloyauté de la concurrence telle qu’elle se dessine et dont Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming (société détentrice, entre autres, de Betclic), faisait écho plus tôt dans la journée dans un entretien publié sur capital.fr

Madame Parize parlait de la manne financière dont les opérateurs historiques jouissaient (« la FDJ et le PMU dépensent à eux deux 150 millions d’euros en publicité, soit près de la moitié du produit brut des jeux de notre groupe en 2009 ») et du fait qu’ils puissent « utiliser la manne perçue par les jeux en dur (grattage, courses hippiques…) pour se développer sur le net », ce qui entraîne, selon elle, «une distorsion de concurrence évidente». Si elle n’exclue pas de porter plainte auprès de l’autorité de la concurrence une fois le marché ouvert, il sera intéressant de connaître la position de Bruxelles lorsque le projet de loi sera soumis à l’aval de la Commission Européenne, notamment par rapport aux restrictions qui seraient imposées aux nouveaux entrants en matière de conditions d’obtention des licences et de fiscalité.






FdJ / Playscan : quid des opérateurs privés comme Betclic ou Unibet ?

10 mars 2010 par · Ecrire un Commentaire 







L’annonce de la mise en place du logiciel Playscan par la Française des Jeux nous amène à nous demander ce que les autres bookmakers amenés à opérer sur le marché français sont en train de préparer pour venir en aide à la minorité de joueurs qui développerait un comportement addictif. La FdJ a donc annoncé en grande pompe, sur son site internet et par voie de communiqué de presse, le lancement officiel de l’outil Playscan, un logiciel de suivi des pratiques de jeu en ligne au service des joueurs inscrits sur le site de la FdJ. Cette inscription est gratuite et basée sur le principe du volontariat et le logiciel utilise comme élément principal un système de feux tricolores destiné à renseigner le joueur sur son comportement (vert pour une pratique « récréative », orange pour une pratique jugée « à risque » et rouge pour une pratique tout bonnement « excessive »).

Si l’on peut se féliciter de l’introduction de ce logiciel, on peut cependant se demander si ce n’est pas surtout un « coup marketing » auquel on est en train d’assister. Des opérateurs comme Betclic ou Unibet ont depuis longtemps instauré la possibilité pour leurs utilisateurs de limiter leurs mises et dépôts ou encore de s’auto-exclure. L’étude commissionnée par l’EGBA (European Gaming and Betting Association, basée à Bruxelles) et dont les résultats ont été rendus publics en novembre 2008 ( http://www.eu-ba.org/fr/studies/benchmarkstudy ) tendait d’ailleurs à démontrer que les standards des opérateurs privés européens en terme de protection du consommateur étaient globalement plus rigoureux que ceux des monopoles. De là à dire que des études comme celle-là ont peut-être poussé la FdJ à chercher un moyen tape à l’oeil comme des feux tricolores pour projeter une image plus responsable, il n’y a qu’un pas.

On peut tout de même souligner que la FdJ avait du travail à faire dans ce domaine de la responsabilité vis-à-vis de l’addiction des joueurs, comme nous le soulignions déjà en mars 2009 dans notre dossier sur la législation à venir (http://www.parissportifs.com/blog/dossier-sur-la-legislation-en-france-des-sites-de-paris-en-ligne-3eme-partie-1449.html ). En fait, cette habile présentation de Playscan sur francaisedesjeux.com par Marie-Laure Tallec, chef de projet marketing multimédia à la FdJ n’a-t-elle pas pour véritable but de venir mettre un peu de pression sur les opérateurs privés par rapport à leur communication ?

En effet, si,  les sites comme Unibet ou Betclic offrent déjà aux joueurs, comme nous l’avons écrit précédemment, la possibilité de s’auto-gérer, ils vont devoir se montrer plus proactifs dans leur démarche dans le cadre de leur demande d’agrément pour obtenir une licence en France. En effet, la section 9 du cahier des charges préliminaire de l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) stipule que ces opérateurs devront concrètement exposer les moyens qu’ils entendent mettre en place pour prévenir et lutter contre les comportements de jeu excessif ou pathologique, conformément aux exigences de l’article 20 de la future Loi (telle qu’elle a été votée par le Sénat le 24 février dernier et sous réserve de son adoption par les députés le 30 mars) qui mentionne, notamment, la mise en relation des bases de données des joueurs avec les fichiers des interdits de jeu tenus par les services du ministère de l’intérieur. L’article 21 de cette même Loi stipule que l’opérateur de jeux ou de paris en ligne titulaire de l’agrément devra « rendre compte dans un rapport annuel, transmis à l’ARJEL, des actions qu’il a menées et des moyens qu’il a consacrés pour promouvoir le jeu responsable et lutter contre le jeu excessif ou pathologique ».

BetClic, Bwin et Unibet, à travers l’association qu’ils ont créée (l’AJELI), avaient clairement placé le jeu responsable au coeur de leurs opérations en rappelant qu’ils « (partageaient) les mêmes valeurs s’agissant du jeu responsable et éthique ». Reste à savoir comment ils le démontreront, en pratique, pour satisfaire l’ARJEL dans les mois à venir et dès que l’ouverture à la concurrence sera effective, mais alors que le timing est plus que serré, la question que nous nous posons est la suivante : a qui cela profite-t-il ?






Loto-Québec se lance dans les jeux en ligne

05 février 2010 par · 2 Commentaires 







Loto-Québec se lance dans les jeux en ligneLe ministre des finances du Québec, M. Raymond Bachand, a annoncé hier que la société des loteries du Québec, Loto Québec (équivalent de la FDJ en France), est maintenant autorisée à offrir des jeux d’argent et de hasard sur Internet. Contrairement à la France où la FDJ est déjà autorisée à proposer ses services en ligne (Parions Web par exemple), le Québec n’autorisait pas encore aux joueurs de la Belle Province de parier en ligne. Rappelons que la situation au Québec est semblable à celle de la France avec la FDJ sur les jeux en dur, avec un monopole de l’opérateur national Loto-Québec sur tous les jeux d’argent et de loterie sur le territoire provincial, chaque province canadienne ayant sa propre autorité dans le domaine. Mais contrairement à la France qui va ouvrir le marché à la concurrence sur Internet, Loto-Québec aura le monopole sur les jeux en ligne et les paris sportifs.

Loto-Québec mettra a profit son savoir-faire et son expérience depuis 1969. Il faut rappeler également que l’opérateur québécois est reconnu à travers le monde en matière de jeu responsable, cela fait depuis de nombreuses années qu’une politique active de lutte contre le jeu compulsif est menée. Contrairement à la France, le Québec a considéré le problème beaucoup plus tôt, et plusieurs études ont été réalisées dans le domaine des troubles compulsifs et des jeux d’argent, avec des mesures concrètes dont un service financé par le gouvernement depuis 1993 appelé SOS Jeux. Les résultats de ces études ont d’ailleurs été utilisés par la FDJ par la suite, la France n’ayant jamais mené une étude complète.

Source: loto-quebec.com





TF1 et la FDJ partenaires dans les jeux en ligne

03 février 2010 par · 1 Commentaire 







TF1 et la FDJ partenaires dans les jeux en ligneLa chaine privée TF1 et la Française des Jeux ont annoncé par voie de communiqué de presse la signature d’un accord d’une durée de 3 ans sur les jeux en ligne et le sponsoring de programmes de la chaine. Ce partenariat stratégique va permettre à la FDJ de proposer en exclusivité sur le site tf1.fr un espace dédié aux jeux en ligne avec notamment une large offre de paris sportifs, poker et jeux de loterie. L’opérateur historique va également sponsoriser des programmes courts sur l’actualité sportive durant la coupe du monde, deux émissions ont d’ores et déjà été annoncées : « L’affiche du jour » et « Cap sur l’Afrique du sud ». De son coté la FDJ pourra utiliser des licences de marque de la chaine pour développer de nouvelles gammes de jeux à gratter notamment. Des figures reconnues de la 1ère chaine interviendront sur le site tf1.fr pour proposer des pronostics sportifs et autre contenu exclusif dans cet espace spécialement consacré aux paris en ligne.

Après le partenariat annoncé la semaine dernière entre la radio RMC et le PMU, c’est une autre alliance de poids entre un média national et un opérateur de jeux. La FDJ va ainsi profiter d’une exposition de choix sur le site tf1.fr qui attire chaque mois plus de 7 millions de visiteurs.

La stratégie de TF1 et de sa maison mère Bouygues sur les jeux en ligne semble avoir évolué ces dernières semaines. En effet, TF1 avait décidé de se lancer dans l’aventure des paris en ligne à travers sa filiale Eurosport en prenant 50% des parts de SPS Betting, société qui a lancé en juin 2009 le site EurosportBet.com au Royaume-Uni afin de se préparer à l’ouverture du marché en France en 2010. Patrick Le Lay, qui avait été débarqué de TF1 avait pris la tête de SPS, et souhaitait faire d’EurosportBet l’opérateur phare du groupe dans les jeux en ligne. Mais les distensions étaient grandes au sein du groupe Bouygues, et ce partenariat entre TF1 et la FDJ signifie vraisemblablement la fin de l’aventure EurosportBet.

On a d’ailleurs appris ce matin que la chaine prenait le contrôle à 100% de SPS en rachetant à Serendipity (le fonds d’investissement créé par Patrick Le Lay) les 50% qu’elle ne détenait pas. Cela pourrait signifier que TF1 a les mains libres pour fermer ou vendre SPS Betting. Vu que la FDJ aura l’exclusivité des paris sportifs sur le site tf1.fr, on imagine mal comment il pourrait en être autrement…






La Française des Jeux se prépare à l’ouverture !

19 novembre 2009 par · Ecrire un Commentaire 







La Française des Jeux se prépare à l'ouvertureLa FDJ a lancé il y a quelques jours son nouveau site de paris sportifs en ligne: adieu à Cote&Match et Cote&Score, le site ParionsWeb unifie désormais l’offre en ligne de la Française des Jeux. Le concept est très fortement inspiré des sites de paris sportifs déja existants, la FDJ se met au goût du jour et se prépare ainsi à l’ouverture du marché. Elle ne pouvait jusqu’à maintenant pas rivaliser sur le net à cause d’une offre très pauvre et d’un site peu adapté aux paris en ligne. L’offre sportive s’enrichit avec l’apparition du Tennis, et le nombre de paris augmente. Mais force est de constater qu’on est encore loin de ce que proposent les sites de paris sportifs en ligne (comme Betclic ou Unibet par exemple). Avec tout au plus 4 sports (foot, basket, tennis et rugby) et 9 types de paris disponibles, Parionsweb n’est pas encore au niveau. Et que dire des cotes, toujours aussi basses pour les joueurs avec un taux de redistribution se situant aux environs de 78-80% (contre 92% en moyenne pour les sites de paris en ligne). Notons aussi l’absence de bonus de bienvenue qui réduit encore l’attractivité du site pour un nouveau parieur.

Le lancement du site a fait suite au dévoilement du nouveau nom  »FDJ » et du nouveau logo, plus dynamique. Le dépoussiérage de l’offre a continué cette semaine avec le lancement de ParionsSport chez les 23500 détaillants répartis sur le territoire national . C’est en fait l’adaptation offline du principe de ParionsWeb avec la disparition la aussi de Cote & Match et Cote & Score. L’objectif annoncé est de rester compétitif face à aux différents sites de paris sportifs proposés sur Internet, mais pour avoir consulté les nouveaux tickets nous pouvons vous dire que ce n’est pas du tout évident d’adapter une offre Internet en version papier.

Coté communication on se souvient que la FDJ a déclaré au printemps dernier qu’elle ne ferait pas de publicité pour son offre de paris en ligne. Point de pub fracassante en effet pour le lancement de ParionsWeb mais des invitations lançées à des bloggeurs pour faire découvrir en avant première leur site lors d’une soirée spéciale au Park Hyatt à Paris.

La FDJ rajeunit son image, l’ouverture du marché approche…






3 millions de français jouent déja sur Internet !

31 juillet 2009 par · Ecrire un Commentaire 







3 millions de français jouent déja sur Internet !Selon une étude de l’Institut Ipsos Media CT dont les résultats ont été publiés ce mois-ci sur le site du Figaro, plus de 3 millions de français jouent déja à des jeux d’argent sur le net, la grande majorité de ces internautes jouant sur les sites de la FDJ et du PMU. Les Internautes intérrogés savent pour la majorité (68%) que le marché n’est pas encore ouvert à la concurrence mais près de 10% d’entre eux jouent tout de même sur des sites de paris sportifs, poker et casino non encore autorisés (comme Betclic, Unibet, Sportingbet et autres).

Plus de 20% des joueurs en ligne consacrent selon cette étude plus de 50 Euros par mois sur des sites de jeux sur Internet (tous sites confondus). Près de 43% des joueurs inscrits sur des sites non autorisés dépensent plus de 20 Euros par mois, mais dans le même temps ils sont près de 45% à miser de 1 à 5 Euros par mois.
Fait intéressant, plus de 47% des Internautes interrogés ne connaissent pas le contour de la future loi sur les jeux en ligne. Ce chiffre montre bien qu’il y a un effort d’information à faire avant l’ouverture en 2010, mais il faut admettre que la loi n’a pas encore été voté à l’Assemblée Nationale (vote prévu en septembre 2009).

Autre chiffre à noter, près de 43% des joueurs de la FDJ et du PMU se déclarent intéressés par les paris sportifs, la lutte promet donc d’être sérrée entre les futurs acteurs du marché.

Source: lefigaro.fr