Paris sportifs en ligne: L’entrée en vigueur de la loi retardée

27 novembre 2009 par · 1 Commentaire 



Dans un entretien accordée au 10sport.com, le député UMP et rapporteur du projet de loi sur les jeux en ligne à l’Assemblée Jean-François Lamour doute que la loi soit effective pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Il a ainsi déclaré:  »Ce que je crains, à force de reculer l’examen de la loi devant le Sénat, c’est que nous ne soyons pas prêts à réguler ce marché des juin 2010. Le 1er juin 2010, comme date symbolique, me semble diificile ». Le passage du texte de loi devant le Sénat est prévu pour janvier 2010 mais pourrait être retardé selon les priorités du gouvernement en février ou mars 2010.

Il admet également qu’il sera très difficile si la loi n’est pas promulguée pour le mondial 2010 d’empécher toutes les offres de paris en ligne:  »Il faut maintenant aller vite. Or, ce que j’entends sur l’ordre du jour au Sénat, fait que j’ai peur qu’on ait un peu de retard à l’allumage. Le préfigurateur de l’autorité indépendante me confiait son inquiétude quant à sa capacité à délivrer les agréments avant le début de la coupe du Monde. Si nous n’y arrivons pas, il va y avoir un foisonnement d’offres de paris illégaux dont je vois mal aujourd’hui comment nous allons pouvoir les empêcher. On est capable de lutter contre l’offre illégale si elle est limitée et si l’offre légale est suffisamment attractive et protectrice. »

Sa voix s’ajoute à celle du sénateur François Trucy qui a fait part de ses inquiétude au journal économique La Tribune le 18 novembre dernier: « Le projet de loi ne passera pas avant la mi-janvier en commission des Finances au Sénat. Compte tenu des différentes étapes, je fais le pari que cela ne tient pas le calendrier« .

Rappelons que le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne a été adopté à l’Assemblée Nationale en Octobre et doit passer devant le Sénat début 2010. Mais le processus jusqu’à l’entrée en vigueur officielle de la loi est loin d’être terminé, car après le Sénat c’est le Conseil d’État qui doit valider le texte. Et les navettes risquent d’être nombreuses entre le Sénat et l’Assemblée si des amendements sont votés au Sénat. La loi doit être ensuite être publiée au Journal Officiel et les décrets d’application permettent sa mise en oeuvre. Sachant également que la future autorité de régulation, l’ARJEL, devra examiner les dossier et délivrer les licences aux opérateurs de jeux, Paris Sportifs doute fort que la mise en place effective de la loi arrive avant l’automne 2010.

Rien d’étonnant à ce report sachant que cette loi devait initialement entrée en application en 2009, puis le 1er janvier 2010, puis au printemps et enfin l’ultime limite avait été fixée à la Coupe du Monde sachant l’importance de cette compétition pour les opérateurs de jeux. On voit désormais que la France retarde encore l’échéance et ne pourra tenir une nouvelle fois le dernier calendrier prévu…

Jeux en ligne: Betclic, Sportingbet et Unibet en nomination !

04 novembre 2009 par · Ecrire un Commentaire 



Jeux en ligne: Betclic, Sportingbet et Unibet en nomination ! Le très réputé magazine spécialisé dans les jeux en ligne E-Gaming Review va décerner le 30 Novembre prochain à Londres ses awards 2009 de l’industrie. Parmi les différentes catégories représentées, l »opérateur de paris sportifs européen » de l’année nous interesse tout particulièrement. Cette année, 6 sites de paris sportifs en ligne sont nominés dans cette catégorie: en plus de Betclic, Sportingbet et Unibet, les sociétés Bwin et Betsson sont sélectionnées.
Les critères de sélection sont assez sévères: réputation du produit, différenciation, diversité géographique, croissance, leadership et innovations, marketing en ligne et hors ligne, management du risque, rapidité des paiements et support client.

Chaque site sera jugé par des experts et l’opérateur obtenant le plus de points sera élu  »opérateur de paris sportifs européen de l’année ». Le marché européen étant très concurrentiel, la lutte s’annonce serrée entre les différents nominés. Betclic fait une entrée remarquée dans la short-list. On notera que tous ces sites figurent dans le Top 10 de notre classement, dont les 3 premiers sites de notre comparatif. Ceci est une nouvelle fois la preuve du sérieux et de la qualité de notre sélection et de nos tests.

Retrouvez les gagnants de ces awards 2009 début Décembre sur le site Egrmagazine.com

Interview de Philippe Batel, addictologue

26 octobre 2009 par · Ecrire un Commentaire 



Le Dr Philippe Batel, psychiatre, addictologue et chef du service d’addictologie de l’hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne a accepté de répondre à nos questions. Au moment où le sujet provoque de vifs débats, nous avons donc demandé à un spécialiste de nous en apprendre un peu plus.

A quel moment peut-on se considérer comme addict aux jeux ?

On peut considérer que sa pratique du jeu devient pathologique, lorsqu’on rencontre au moins 5 des situations suivantes :

  • Préoccupation par le jeu (par exemple, préoccupation par la remémoration d’expériences de jeu passées ou par la prévision de tentatives prochaines, ou par les moyens de se procurer de l’argent pour jouer)

  • Besoin de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteindre l’état d’excitation désiré

  • Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu

  • Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique du jeu

  • Jouer pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (par exemple, des sentiments d’impuissance, de culpabilité, d’anxiété, de dépression)

  • Après avoir perdu de l’argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes (pour  »se refaire »)

  • Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d’autres pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu

  • Commet des actes illégaux, tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d’argent pour financer la pratique du jeu

  • Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi ou des possibilités d’étude ou de carrière à cause du jeu

  • Compte sur les autres pour obtenir de l’argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu

Existe-t-il un chiffre officiel sur le nombre de joueurs addict en France ?

Il n’existe pas d’étude Française officielle. Aux Etats-Unis ou des enquêtes scientifiques ont été menées, on estime que de 0,1 à 0,3 % de la population sont atteintes. Cela peut apparaître peu, mais une projection sur la population française avance le chiffre d’au moins 600.000 joueurs touchés en France.

Peut-on parler de « prédispositions » à l’addiction chez certains joueurs ?

Les hommes sont beaucoup plus exposés que les femmes. L’âge de la quarantaine, certains traits de personnalité ou des situations sociales comme l’endettement les exposent au risque de devenir dépendant au jeu.

Comment traite-t-on les joueurs compulsifs à l’heure actuelle ?

On utilise plusieurs types de stratégies de soins comme des psychothérapies, notamment comportementales, et des médicaments sont même à l’essai. Il s’agit avant tout d’accompagner le joueur et sa famille.

Tous les jeux sont-ils aussi dangereux ?

Non, les jeux les plus dangereux sont bien évidement les jeux d’argent avec gain rapide et élevé ainsi que ceux avec un laps de temps court entre la mise et le résultat. L’existence d’un pseudo-gain, comme le fait que le joueur semble s’approcher du gain en obtenant par exemple deux symboles sur trois d’un jackpot, est aussi un facteur de dangerosité. Les paris sportifs en ligne n’ont aucun de ces facteurs. Ils présentent en revanche un risque plus important que leur jeux de bistrot : leur accessibilité 24/24.

L’addiction au tabac, à l’alcool ou aux drogues paraissent justement des problèmes plus centraux que les jeux…

Ces addictions aux toxiques sont certes plus mortelles mais ne négligeons pas les situations sociales désastreuses qui peuvent accompagner le parcours des joueurs excessifs. Le risque de suicide est très accru.

On a beaucoup parlé dans les médias d’un risque d’addiction accru liés à l’ouverture du marché des jeux en ligne. Pensez vous que le nombre de personnes addictes va forcément augmenter avec l’arrivée des jeux en ligne ?

Dans le domaine des jeux et paris, plus il y a d’offres, plus il y a de risque de développer des dépendances à ce comportement. On peut imaginer que des joueurs pathologiques au casino vont pouvoir diversifier leurs conduites sur les paris en ligne.
Les parieurs sportifs exclusifs, qui se mettent des limites simples en terme de somme maximale de mise par semaine et temps de connexion, limiteront le risque de développer un jeu pathologique.

Nous tenons à remercier le Docteur Philippe Batel de nous avoir accordé cette entrevue très instructive.

3 millions de français jouent déja sur Internet !

31 juillet 2009 par · Ecrire un Commentaire 



3 millions de français jouent déja sur Internet !Selon une étude de l’Institut Ipsos Media CT dont les résultats ont été publiés ce mois-ci sur le site du Figaro, plus de 3 millions de français jouent déja à des jeux d’argent sur le net, la grande majorité de ces internautes jouant sur les sites de la FDJ et du PMU. Les Internautes intérrogés savent pour la majorité (68%) que le marché n’est pas encore ouvert à la concurrence mais près de 10% d’entre eux jouent tout de même sur des sites de paris sportifs, poker et casino non encore autorisés (comme Betclic, Unibet, Sportingbet et autres).

Plus de 20% des joueurs en ligne consacrent selon cette étude plus de 50 Euros par mois sur des sites de jeux sur Internet (tous sites confondus). Près de 43% des joueurs inscrits sur des sites non autorisés dépensent plus de 20 Euros par mois, mais dans le même temps ils sont près de 45% à miser de 1 à 5 Euros par mois.
Fait intéressant, plus de 47% des Internautes interrogés ne connaissent pas le contour de la future loi sur les jeux en ligne. Ce chiffre montre bien qu’il y a un effort d’information à faire avant l’ouverture en 2010, mais il faut admettre que la loi n’a pas encore été voté à l’Assemblée Nationale (vote prévu en septembre 2009).

Autre chiffre à noter, près de 43% des joueurs de la FDJ et du PMU se déclarent intéressés par les paris sportifs, la lutte promet donc d’être sérrée entre les futurs acteurs du marché.

Source: lefigaro.fr

Fusion Sportingbet/Bwin possible!

19 juin 2009 par · 1 Commentaire 



Fusion Sportingbet/Bwin possible! Selon le magazine eGaming Review à paraitre en juillet, Sportingbet devrait devenir un acteur important dans la consolidation du marché des jeux en ligne. Une fusion avec l’opérateur d’origine autrichienne Bwin est une piste envisagée par Sportignbet dès que ses discussions avec les autorités américaines auront débouché sur un accord. Pour rappel, Sportingbet et Bwin avaient entamé des négociations sur une possible fusion en mars 2007, mais ces discussions avaient du être interrompues en raison des risques de poursuites juridiques qui pesaient sur Sportingbet suite au passage de la loi américaine antijeux voté en octobre 2006 par le Congrès US. Andy McIver, Chief Executive de Sportingbet, a indiqué que les discussions avec les autorités américaines afin de parvenir à un accord  »sont en cours et très actives » et qu’une fusion avec le géant européen Bwin était un des scénarios de consolidation envisagés. Les autres scénarios possibles étant  » un rapprochement avec un opérateur de casino et poker ou une fusion avec une compagnie offrant des possibilités de synergies géographiques’‘.

Une telle fusion donnerait naissance à un géant européen des jeux en ligne, plusieurs observateurs du milieu considèrent déja un tel scénario comme positif pour les 2 compagnies dans un contexte européen qui est en train d’évoluer, suite notamment à l’ouverture prochaine du marché des jeux en ligne en France.

Les derniers résultats publiés par Sportingbet ont montré des profits d’opération en hausse de 34% et Andy McIver se dit optimiste à une conclusion positive avec les autorités US à court ou moyen terme. On suivra donc avec attention l’avançée des discussions entre Sportingbet et les autorités américaines.

Source : egrmagazine.com

L’ Union Européenne demande à la France de modifier son projet de loi

11 juin 2009 par · 1 Commentaire 



Bruxelles menace la France La Commission Européenne, bien qu’elle accueille favorablement la direction positive du projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux en ligne, a demandé à Paris dans un avis circonstancié envoyé le 8 juin de lui fournir plus de précisions sur ce projet. Bruxelles a émis des doutes sur 4 des 58 articles mentionnés dans le projet de loi français adopté lors du conseil des ministres du 25 mars 2009. Le gouvernement devra donc prendre compte des demandes et modifier son projet de loi pour être en conformité avec le droit européen. La commission a fixé la date butoir du 8 juillet 2009 à la France pour répondre à sa demande. Dans le cas contraire, la France pourrait être poursuivie par la justice européenne. Selon l’EGBA (European Gaming and Betting Association), qui regroupe les principaux opérateurs européens, la lettre de Bruxelles bloque l’adoption du projet de loi français jusqu’à cette date 8 juillet, ce qui en pratique ne change pas grand chose puisque le projet de loi ne doit pas être débattu devant le parlement avant l’automne.

Voici ci-dessous les 4 articles jugés problématiques et qui devront être précisés ou modifiés par la France:

  • Article 16 du projet de loi : cet article concerne l’obligation par les opérateurs de faire une demande de licence française à la future autorité de régulation ARJEL. Cet article pose problème au regard de l’article 49 du traité européen sur la libre circulation des biens en services au sein de l’union. La Commission indique que  » Bien qu’elle ne demande en aucun cas la délivrance automatique d’un agrément de la part d’une autorité de régulation française aux opérateurs opérant légalement dans un autre État membre (…) il est d’une importance primordiale que les autorités françaises clarifient et amendent le texte pour indiquer explicitement qu’elles prendront en compte les obligations et, plus généralement, le système réglementaire de contrôle et de sanction auquel sont déjà soumis les opérateurs dans le pays où ils sont établis”.

La France a d’ailleurs réagi rapidement sur ce point précis par voie de communiqué :

Selon le communiqué du ministre, « la Commission demande que les autorités françaises clarifient et modifient le projet notifié de manière à rendre explicite qu’elles prendront en considération, lors de l’évaluation des demandes d’autorisation, les exigences auxquelles l’opérateur demandeur est déjà soumis dans son pays d’établissement ». Le ministère du Budget transmettra « des éléments complémentaires sur la façon dont la future autorité de régulation des jeux en ligne vérifiera, pour l’obtention d’une licence en France, les critères qui seraient déjà remplis à l’étranger par les opérateurs disposant de licences dans d’autres Etats membres de la Communauté européenne ».

  • Article 52 du projet de loi : Cet article reconnait un droit d’exploitation au profit des organisateurs de manifestations sportives. La Commission demande une clarification de la France sur ce point car en l’état, il n’y a aucune justification selon elle à cette restriction qui est contraire à l’article 49 du Traité européen en limitant la libre circulation des services. La France doit donc justifier sa décision en prouvant qu’elle est élaborée dans l’intérêt général du public.

  • Article 8 – II du projet de loi : Cet article concerne le plafonnement du taux de retour aux joueurs. Cet article  »renvoie au pouvoir réglementaire le soin de déterminer les catégories de paris sportifs et hippiques autorisés, les principes régissant leurs règles techniques et la proportion maximale des mises reversée en moyenne aux joueurs par catégorie de paris. Les règlements des jeux et paris des opérateurs devront être conformes aux règles ainsi arrêtées, l’ARJEL disposant d’un pouvoir de vérification a posteriori. »

Cela signifie que la future autorité de régulation fixera elle-même le taux de redistribution maximal par catégorie de paris que les opérateurs devront respecter. Le gouvernement français justifie cette position en disant qu’un TRJ plafonné limiterait le phénomène d’addiction aux jeux. Cette affirmation est contestée par Bruxelles qui n’a reçu jusqu’ici aucune preuve (rapport ou analyse détaillée et justifiée) du gouvernement d’une corrélation entre le taux de retour et l’addiction aux jeux : “La Commission a demandé aux autorités françaises de lui apporter des preuves. Aucune n’a été fournie” indique-t-on dans l’avis. Cet article est donc aussi contraire au principe de l’article 49 du Traité européen en restreignant la liberté des opérateurs européens de fournir leurs services. De plus, la Commission indique que cette limitation est en totale contradiction avec le taux minimum de retour fixé à 85% sur les machines à sous dans les casinos français, sachant que les machines à sous, de par le délai très court entre le jeu et la récompense, comportent un risque d’addiction plus élevé.

La France doit donc fournir au plus vite des preuves tangibles de la corrélation entre le TRJ et l’addiction aux jeux sous peine de voir son projet de loi contraire aux lois européennes. Le gouvernement a réagi toujours par voie de communiqué, le ministère du Budget  »fournira des éléments d’analyse quant à la nécessité de ce plafonnement, en précisant le lien entre l’addiction et le niveau du taux de retour aux joueurs ».

  • Article 39 (Article 302 bis ZN du Code des impôts) : Cet article traite du prélèvement institué au profit de l’État et notamment de l’accréditation par l’administration fiscale pour chaque opérateur agréé établi à l’étranger.La Commission conteste cette position qu’elle juge disproportionnée car elle peut être remplacée par une mesure moins restrictive et conforme à l’article 29 du projet.

Réaction de la France :

Par voie de communiqué de presse, le ministre du budget a accueilli plutôt positivement l’avis de la commission:

 »La Commission a en effet souligné le sens positif général du projet notifié par les autorités françaises, ce qui constitue une reconnaissance du bien-fondé de l’architecture générale de l’ouverture. La Commission n’exige, à cet égard, aucune modification en ce qui concerne le principe d’attribution de licences nationales pour exercer une activité de jeu sur le sol français et valide l’approche des autorités françaises qui considèrent qu’il n’existe pas d’obligation de « reconnaissance mutuelle » des licences dans le domaine des jeux sur Internet. Aucune modification du projet de loi n’est par ailleurs demandée aux autorités françaises en ce qui concerne les moyens de contrôle des futurs sites légaux et de lutte contre les sites illégaux’. Comme c’est le cas lors de toute transmission d’un projet de loi à la Commission européenne, celle-ci fait état d’un certain nombre d’observations et demandes de précisions ». Et, selon Eric Woerth, le texte français organisant la fin du monopole de la Française des Jeux et du PMU sur les jeux d’argent et de hasard en ligne n’y fait pas exception.

L’éclairage de ParisSportifs.com

Ces observations de Bruxelles ne remettent pas en cause le projet de loi dans son ensemble mais la France va devoir modifier certains articles ou bien apporter des preuves du bien-fondé de ces articles pour se conformer à la loi européenne et éviter de possibles poursuites de la justice européenne.

Le gouvernement accueille tout de même assez positivement la réaction de la Commission européenne, ceci s’explique notamment par le fait que le point crucial du projet de loi, c’est à dire l’obligation de demander une licence en France par l’opérateur afin de pouvoir proposer ses services aux joueurs, n’est pas globalement remis en cause.

La Commission n’a pas réclamé de changement, notamment sur le point de la  »reconnaissance mutuelle » pour un opérateur déjà établi dans l’union :  »Bien qu’elle ne demande en aucun cas la délivrance automatique d’un agrément de la part d’une autorité de régulation française aux opérateurs opérant légalement dans un autre État membre… ».

Mais Bruxelle demande à la France d’apporter des précisions et de modifier le texte pour être en conformité avec le droit Européen et notamment l’article 49, en rapport avec les mesures auxquelles sont déjà soumis les opérateurs de jeux européens détenant une licence dans un pays membre de l’UE:

 »…Il est d’une importance primordiale que les autorités françaises clarifient et amendent le texte pour indiquer explicitement qu’elles prendront en compte les obligations et, plus généralement, le système réglementaire de contrôle et de sanction auquel sont déjà soumis les opérateurs dans le pays où ils sont établis”.

Les opérateurs possédant déjà une licence européenne de Malte ou du Royaume-Uni par exemple devraient donc avoir leurs conditions de contrôle dans le pays d’établissement prises en compte dans le processus de délivrance de l’agrément français. En l’état, l’article 52 du projet de loi français est non conforme.

Autre recommandation de Bruxelles, très importante selon nous, celle concernant le plafonnement du taux de retour aux joueurs (Article 8-II du projet de loi). En effet, ce plafonnement a une incidence directe sur les gains des joueurs en les limitant sous prétexte de risques d’addiction plus élevés, ce que nous ne comprenons pas vraiment. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls car Bruxelles a fermement contesté ce plafond maximum placé a 85% des mises (entre 80 et 85% plus précisément), faisant valoir qu’aucune étude ou rapport à ce sujet n’a été présenté à la Commission pour appuyer ce texte.  Plus étonnant encore, et Bruxelles le mentionne dans son avis, le TRJ sur les machines à sous dans les casinos français est fixé à un MINIMUM de 85%!  Quand on sait que les machines à sous sont reconnues comme étant potentiellement plus à risques, on ne peut que douter fortement du bien-fondé d’un telle limitation, à part peut-être favoriser la Française Des Jeux qui est loin de proposer les meilleurs taux de retour aux joueurs.

Cet avis motivé de Bruxelles ne concernant que la conformité du texte avec les lois européennes, d’autres sujets sensibles comme le taux de fiscalité ne sont pas évoqués mais restent des points de discorde entre le gouvernement et les opérateurs européens regroupés au sein de l’EGBA.

Reste à voir comment la France va répondre aux demandes de Bruxelles et dans quels délais, certains comme comme Dominique Desseigne, président du conseil de surveillance du groupe Lucien Barrière, parlent d’ores et déjà d’un retard de 3 à 4 mois possiblement, même si en théorie le projet devrait passer devant l’assemblée à l’automne, ce qui laisse quand même plus de 3 mois à la France pour éclaircir ou modifier le texte. Nous pensons également que la date d’ouverture du marché prévue au 1er Janvier 2010 risque d’être difficile à respecter, les mois d’été étant tout de même peu propices à une modification rapide…

Sources : Dépèches AFP et l’Avis circonstancié envoyé par Bruxelles à la France (dont vous trouverez une copie au format PDF ici)

ParisSportifs.com dans le magazine  »60 milions de consommateurs » du mois de Juin!

28 mai 2009 par · Ecrire un Commentaire 



Parissportifs dans 60 millions de consommateurs Dans le cadre de la rédaction d’un dossier spécial sur les jeux d’argent et les jeux en ligne, nous avons eu l’honneur d’être contactés par le célèbre magazine de l’Institut national de la consommation  »60 millions de consommateurs ». Nous avons bien entendu répondu positivement à leur demande d’interview, vous trouverez notre intervention dans l’encart  »Questions à » page 49 du numéro 439 (Juin 2009). Le rédacteur de ParisSportifs.com, Florent, délivre notamment dans cet entretien des conseils à tous les parieurs débutants qui veulent se lancer dans le monde des paris en ligne. La partie du dossier consacrée aux jeux en ligne est intéressante, même si de part la vocation de protection du consommateur du magazine elle est assez orientée sur les risques potentiels pour le joueur. Cette participation dans ce dossier est pour nous une reconnaissance importante de la qualité du contenu du site, nous allons d’ailleurs développer dans le futur de nouvelles sections pour être au plus près des attentes des joueurs.

En exclusivité pour nos lecteurs, vous pouvez consulter l’article en cliquant sur le lien suivant.

Le PMU s’intéresserait de près aux paris sportifs !

19 mai 2009 par · Ecrire un Commentaire 



Le PMU et les paris sportifs Lors de la conférence de presse organisée par le président du PMU Bertrand Bellinguier (qui a quitté son poste le 1er mai pour être remplacé par Phillipe Germond) le mois dernier, on a appris que les dirigeants de la société réfléchissent à de nouvelles pistes de diversification dans le cadre de l’ouverture prochaine du marché des jeux en ligne en 2010 (paris hippiques, paris sportifs et poker). Cette diversification des activités passerait entre autres par une implication dans les paris sportifs en ligne. En effet, le PMU sera lors de l’ouverture concurrencé par de gros opérateurs de jeux tels Betclic ou Unibet, ces groupes représenteront la véritable concurrence bien plus que les sites spécialisés dans les paris hippiques comme Zeturf par exemple. Le site PMU.fr devrait donc évoluer fortement lors de l’ouverture en 2010. Les décisions finales seront prises dans les prochaines semaines mais il est fort probable que l’ancien monopole voudra profiter de l’essor important des nouveaux secteurs ouverts à la concurrence comme les paris sportifs ou le poker. Au regard du trafic actuel très important du site PMU.fr, ces évolutions ne seraient pas illogiques. Le PMU futur opérateur de jeux en ligne, ce n’est donc pas impossible!

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