Paris en ligne : les candidats à la licence

14 mai 2010 par · Ecrire un Commentaire 



Dans la foulée de l’avis positif rendu par le Conseil Constitutionnel sur la loi n° 2010-476 relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, cette dernière a été publiée au Journal Officiel ce jeudi 13 mai 2010. Cette promulgation tant attendue marque une nouvelle étape pour les opérateurs de paris sportifs en ligne dans la course contre la montre qu’ils subissent déjà depuis des mois. En point d’orgue : le coup d’envoi de la Coupe du Monde de football le 11 juin prochain. Dans moins de 30 jours donc. Le compte à rebours est lancé.

Les premières demandes d’agréments seront faites auprès de l’ARJEL dans le courant de la semaine prochaine. Si l’on connaissait déjà l’identité de quelques-uns des candidats certains à la licence d’exploitation (voir le premier volet de notre dossier), certains avaient choisi d’avancer dans l’ombre, soit par manque de visibilité (rappelons à ce titre que des décrets sont encore à l’étude et auront un impact sur l’activité des opérateurs, notamment au niveau des types de paris qui pourront être proposés) et donc dans l’optique d’observer si les conditions d’application de la loi seraient viables pour leur société, soit pour des raisons plus stratégiques.

On connaissait donc les intentions de Betclic, Unibet et bwin (réunis dès février au sein de l’AJELI de se porter candidat à une licence. En marge de l’annonce de son partenariat avec le club de football de l’Olympique de Marseille, Betclic a d’ailleurs confirmé que sa demande d’agrément serait formulée la semaine prochaine. Petter Nylander a quant à lui profité de la publication des résultats du premier trimestre de sa société, Unibet, pour le confirmer officiellement. Pour Sportingbet, l’annonce de son partenariat avec lemonde.fr en mars dernier a plus ou moins officialisé les plans de la société cotée à la Bourse de Londres alors qu’elle s’était montrée jusque là plutôt discrète sur ses intentions.

Jetons maintenant un coup d’œil aux futurs entrants sur le marché des paris sportifs en ligne en France :

  • Paris365.fr : Le site de paris en ligne du groupe Sporever (dirigé par Patrick Chêne) a annoncé le 18 fevrier 2010 son intention d’exercer en France.
  • Sajoo.fr : Fruit d’un partenariat entre le groupe Amaury (propriétaire du quotidien sportif L’Equipe) et l’opérateur autrichien Bwin, Sajoo.fr a annoncé fin mars son intention de demander deux licences, l’une pour les paris sportifs, l’autre pour le poker en ligne. Il se murmure que le groupe Amaury s’intéresserait également de très près aux paris hippiques. A suivre…
  • FDJ – ParionsWeb.fr : La FDJ est présente sur le net depuis fin 2009 avec le site ParionsWeb . Plusieurs sportifs reconnus se sont joints à la marque en tant qu’ambassadeurs, rebaptisées « experts » pour l’occasion. A noter le rachat en mars dernier de l’éditeur de logiciel britannique LVS, une société spécialisée dans les plateformes de prises de paris.
  • PMU/Paddy Power : Roi du hippisme, le PMU a prévu de lancer son offre de paris sportifs autour du 10 juin, juste à temps pour le début de la Coupe du Monde 2010 ( dès la délivrance de l’agrément par l’Autorité de régulation. Le PMU a signé un partenariat de 5 ans avec le bookmaker Irlandais no 1 Paddy Power. Ce dernier a une longue expérience dans les paris sportifs outre-Manche et il aura en charge la fixation des cotes et la gestion du risque pour le site de paris sportifs du PMU (une plateforme logicielle développée par Orbis Technology).
  • Eurosportbet.fr : Le site de paris sportifs en ligne du groupe Eurosport, filiale de TF1, est déjà présent au Royaume-Uni.
  • France-Pari.fr : Le site de paris gratuits français devrait demander une licence. Il sponsorisera le club de rugby du Racing Club de Toulon (sponsor site web et maillot) pour trois saisons ainsi que le club de football de Ligue 1 du RC Lens (site et dos du maillot).
  • Betplus.fr: Né du partenariat entre le groupe de médias Canal+ et l’opérateur britannique Ladbrokes, Betplus.fr (nom à confirmer) sera lancé dans les semaines à venir et proposera également une offre interactive aux abonnés de la télévision numérique du groupe Canal.
  • Chilibet: le site de paris sportifs du groupe Chiligaming, opérant déja sous licence maltaise mais qui va selon toute vraisemblance appliquer pour une licence française de paris sportifs tout comme pour Chilipoker dans le domaine du poker en ligne.
  • Partouche-betting : le site de paris sportifs du groupe français Partouche, la encore une demande de licence est très probable vu l’implantation du groupe Partouche en France.

    Reste à savoir ce que feront 2 opérateurs de renom, 888sport et William Hill, lesquels n’ont toujours rien annoncé au sujet d’une possible demande d’agrément. A ce jour, aucune information officielle n’a encore filtré de ces deux opérateurs dans un sens comme dans l’autre.

La loi sur les jeux en ligne définitivement adoptée

07 avril 2010 par · 1 Commentaire 



Cette date du 6 avril 2010 marque un tournant dans le monde des paris sportifs en ligne en France : c’est donc vers 16h30 que les députés ont adopté en seconde lecture l’ensemble du projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne. Le résultat du vote est le suivant : 299 voix pour, 223 voix contre. Déjà voté en première lecture le 13 octobre 2009 à l’Assemblée nationale, le texte a été adopté par le Sénat le 24 février dernier, il ne restait plus qu’à valider définitivement le texte à l’identique en seconde lecture.

C’est donc chose faite ce mardi 6 avril, aucun amendement déposé par l’opposition n’ayant été adopté. Rappelons que le texte ouvre à la concurrence le marché des paris sportifs, paris hippiques et Poker en ligne en France. La FDJ et le PMU ne seront donc plus les seuls autorisés à proposer des paris sur Internet, ils gardent toutefois leur position monopolistique sur le marché en dur.

Rappelons que le gouvernement s’était engagé par la voix de l’ancien ministre du budget Eric Woerth à ouvrir le marché pour la Coupe Du Monde de football qui débute le 11 juin prochain en accélérant le processus vu le calendrier très serré. La future autorité de régulation, l’ARJEL, sera officiellement mise en place après la publication des décrets d’application, c’est elle qui sera en charge de délivrer les agréments aux opérateurs.

Voici les prochaines étapes avant l’entrée en vigueur de la loi : le texte doit obtenir l’accord de la Commission européenne, du Conseil d’état et du Conseil Constitutionnel avant que la loi soit promulguée officiellement par le Président de la République et que les décrets soient publiés au « Journal officiel » de la République.

Le calendrier est donc très serré et plusieurs opérateurs s’interrogent sur la délivrance effective des premières licences à temps pour la Coupe du Monde. Alexandre Dreyfus, le président de l’Association Française de Jeu en Ligne (AFOJEL) commente : « La grande majorité des futurs demandeurs d’agrément, y compris certains opérateurs historiques, sont très inquiets quant à la réalité d’une ‘ouverture’ début juin.  En effet, certaines exigences techniques imposées par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) ne semblent pas réalisables dans le laps de temps imparti pour l’ouverture et ne semblent pas complètement pertinentes ni pour les futurs opérateurs de jeu, ni pour les joueurs. »

Une période de flottement est donc à prévoir pour le début de la Coupe du Monde de football en juin, les opérateurs n’auront certainement pas le temps d’être prêts  à 100% pour le début de la compétition, l’ARJEL aussi…

Paris en ligne: les députés votent un amendement interdisant le  »Betting Exchange » !

09 octobre 2009 par · 5 Commentaires 



Les députés votent un amendement interdisant le ''Betting Exchange'' !Le vote du projet de loi sur les jeux en ligne se poursuit aujourd’hui à l’Assemblée aujourd’hui mais un amendement important à l’article 2 du projet de loi a été adopté par les députés mercredi soir. L’amendement no 34 indique que : ‘‘L’autorisation de la bourse de paris (betting exchange), introduite par la possibilité donnée à un opérateur de proposer au public une cote correspondant à «une» évaluation des résultats qui n’est pas la sienne, mais celle d’un joueur, contredit le principe de «l’ouverture maîtrisée» promue par le projet de loi ».

Cet amendement de l’article 2 a soulevé la question de la limitation du taux de retour aux joueurs (fixé à 85%), du fait que le principe du  »betting exchange » place le joueur en position de bookmaker car c’est lui qui propose la cote. Il serait donc très difficile de faire respecter ce plafonnement. L’amendement propose donc de revenir à la définition du pari à la cote du projet de loi.

L’amendement numéro 34 en détails