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Jeux en ligne : l’État français pourrait perdre gros pour la Coupe du Monde 2010

08 dĂ©cembre 2009 par Florent · Ecrire un Commentaire 

Jeux en ligne: l'État français pourrait perdre gros pour la Coupe du Monde 2010Comme nous l’avons indiquĂ© la semaine dernière, il est peu probable que la future loi sur l’ouverture du marchĂ© des paris en ligne entre en vigueur avant la Coupe du monde de football en juin 2010. Le consultant Francis Merlin, qui a publiĂ© en octobre une Ă©tude sur les jeux en ligne en France, a dĂ©clarĂ© ce lundi Ă  l’AFP qu’il Ă©tait ”peu probable que la France soit prĂŞte au mois de Juin”. Et il n’est pas le seul Ă  penser que la loi ne sera pas promulguĂ©e en juin 2010 comme prĂ©vu depuis quelques mois. Lors d’un colloque sur les jeux d’argent en ligne qui s’est dĂ©roulĂ© Ă  Paris le 3 dĂ©cembre dernier, la majoritĂ© des acteurs du secteur et certains parlementaires ont clairement Ă©mis des doutes sur la tenue du calendrier.

La France pourrait perdre gros si les licences ne sot pas dĂ©livrĂ©es avant la Coupe du monde qui dĂ©bute le 11 juin 2010 en Afrique du sud. Toujours selon Francis Merlin, cet Ă©vĂ©nement majeur va reprĂ©senter ”60 Ă  70% du chiffre d’affaires des paris sportifs en 2010, soit de l’ordre de 200 Ă  300 millions d’euros qui seront jouĂ©s pour l’essentiel sur des sites illĂ©gaux”. Il faut rappeler que la majoritĂ© des opĂ©rateurs europĂ©ens aujourd’hui illĂ©gaux en France obtiendront une licence, on peut donc se rendre compte du manque Ă  gagner pour l’État Ă  cause de la lenteur du processus.

Rappelons que la loi devait initialement ĂŞtre prĂŞte fin 2009 puis au 1er Janvier 2010. Sachant que que la taxe prĂ©vue est de 7.5% sur les paris sportifs en ligne, il est facile de comprendre que l’État va se priver de recettes non nĂ©gligeables en faisant trainer depuis trop longtemps ce dossier. Et cette situation ne sera mĂŞme pas bĂ©nĂ©fique au monopole actuel de la FDJ, c’est dire le manque de prise de conscience du politique Ă  ce sujet.

Nous vous tiendrons bien évidemment informés des futures évolutions du dossier, la prochaine étape étant le passage de la loi devant le Sénat en février prochain.

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