Licences paris sportifs : BetClic, Bwin et Sajoo parmi les premiers opérateurs agréés

07 juin 2010 par · 1 Commentaire 



7 Juin 2010 – 23h  Indiscrétion ParisSportifs.com : Alors que l’ARJEL annoncera demain, mardi 8 juin, la liste des opérateurs de paris sportifs en ligne auxquels elle aura octroyé les premières licences, des sources proches de ParisSportifs.com nous permettent de vous dévoiler en avant-première que BetClic aurait obtenu les trois agréments (paris sportifs, poker en ligne et paris hippiques) et pourra donc proposer des paris en ligne légalement en France dès mercredi et, donc, à temps pour la Coupe du Monde de football. Outre BetClic, Sajoo et bwin feraient également partie des heureux élus. Plusieurs autres opérateurs auraient par contre été recalés et selon quelques indiscrétions, il se murmure que Zeturf ferait partie des grands perdants.

Plus d’infos sur ParisSportifs.com dans la journée de mardi.

Mise à Jour Mardi 9h:

Voici la liste des opérateurs ayant obtenu une licence de l’ARJEL (detail par type de jeu):

  • Betclic Entreprises Limited: agréments pour les Paris sportifs, paris hippique et poker
  • Beturf: agrément pour les Paris Hippiques
  • BES SAS (Bwin): agrément pour les paris sportifs et paris hippiques
  • Everest Gaming Limited: agréments pour le Poker
  • La Française des Jeux: agréments pour les paris sportifs
  • France Pari: agrément pour les paris sportifs
  • Iliad Gaming (Chilipari): agrément pour les paris sportifs
  • PMU: agréments pour les paris sportifs et poker et paris hippiques
  • Sajoo: agréments pour les paris sportifs et poker
  • SPS Betting (Eurosportbet): agrément pour les paris sportifs et poker
  • Table 14: agrément pour le poker

Paris en ligne : les candidats à la licence

14 mai 2010 par · Ecrire un Commentaire 



Dans la foulée de l’avis positif rendu par le Conseil Constitutionnel sur la loi n° 2010-476 relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, cette dernière a été publiée au Journal Officiel ce jeudi 13 mai 2010. Cette promulgation tant attendue marque une nouvelle étape pour les opérateurs de paris sportifs en ligne dans la course contre la montre qu’ils subissent déjà depuis des mois. En point d’orgue : le coup d’envoi de la Coupe du Monde de football le 11 juin prochain. Dans moins de 30 jours donc. Le compte à rebours est lancé.

Les premières demandes d’agréments seront faites auprès de l’ARJEL dans le courant de la semaine prochaine. Si l’on connaissait déjà l’identité de quelques-uns des candidats certains à la licence d’exploitation (voir le premier volet de notre dossier), certains avaient choisi d’avancer dans l’ombre, soit par manque de visibilité (rappelons à ce titre que des décrets sont encore à l’étude et auront un impact sur l’activité des opérateurs, notamment au niveau des types de paris qui pourront être proposés) et donc dans l’optique d’observer si les conditions d’application de la loi seraient viables pour leur société, soit pour des raisons plus stratégiques.

On connaissait donc les intentions de Betclic, Unibet et bwin (réunis dès février au sein de l’AJELI de se porter candidat à une licence. En marge de l’annonce de son partenariat avec le club de football de l’Olympique de Marseille, Betclic a d’ailleurs confirmé que sa demande d’agrément serait formulée la semaine prochaine. Petter Nylander a quant à lui profité de la publication des résultats du premier trimestre de sa société, Unibet, pour le confirmer officiellement. Pour Sportingbet, l’annonce de son partenariat avec lemonde.fr en mars dernier a plus ou moins officialisé les plans de la société cotée à la Bourse de Londres alors qu’elle s’était montrée jusque là plutôt discrète sur ses intentions.

Jetons maintenant un coup d’œil aux futurs entrants sur le marché des paris sportifs en ligne en France :

  • Paris365.fr : Le site de paris en ligne du groupe Sporever (dirigé par Patrick Chêne) a annoncé le 18 fevrier 2010 son intention d’exercer en France.
  • Sajoo.fr : Fruit d’un partenariat entre le groupe Amaury (propriétaire du quotidien sportif L’Equipe) et l’opérateur autrichien Bwin, Sajoo.fr a annoncé fin mars son intention de demander deux licences, l’une pour les paris sportifs, l’autre pour le poker en ligne. Il se murmure que le groupe Amaury s’intéresserait également de très près aux paris hippiques. A suivre…
  • FDJ – ParionsWeb.fr : La FDJ est présente sur le net depuis fin 2009 avec le site ParionsWeb . Plusieurs sportifs reconnus se sont joints à la marque en tant qu’ambassadeurs, rebaptisées « experts » pour l’occasion. A noter le rachat en mars dernier de l’éditeur de logiciel britannique LVS, une société spécialisée dans les plateformes de prises de paris.
  • PMU/Paddy Power : Roi du hippisme, le PMU a prévu de lancer son offre de paris sportifs autour du 10 juin, juste à temps pour le début de la Coupe du Monde 2010 ( dès la délivrance de l’agrément par l’Autorité de régulation. Le PMU a signé un partenariat de 5 ans avec le bookmaker Irlandais no 1 Paddy Power. Ce dernier a une longue expérience dans les paris sportifs outre-Manche et il aura en charge la fixation des cotes et la gestion du risque pour le site de paris sportifs du PMU (une plateforme logicielle développée par Orbis Technology).
  • Eurosportbet.fr : Le site de paris sportifs en ligne du groupe Eurosport, filiale de TF1, est déjà présent au Royaume-Uni.
  • France-Pari.fr : Le site de paris gratuits français devrait demander une licence. Il sponsorisera le club de rugby du Racing Club de Toulon (sponsor site web et maillot) pour trois saisons ainsi que le club de football de Ligue 1 du RC Lens (site et dos du maillot).
  • Betplus.fr: Né du partenariat entre le groupe de médias Canal+ et l’opérateur britannique Ladbrokes, Betplus.fr (nom à confirmer) sera lancé dans les semaines à venir et proposera également une offre interactive aux abonnés de la télévision numérique du groupe Canal.
  • Chilibet: le site de paris sportifs du groupe Chiligaming, opérant déja sous licence maltaise mais qui va selon toute vraisemblance appliquer pour une licence française de paris sportifs tout comme pour Chilipoker dans le domaine du poker en ligne.
  • Partouche-betting : le site de paris sportifs du groupe français Partouche, la encore une demande de licence est très probable vu l’implantation du groupe Partouche en France.

    Reste à savoir ce que feront 2 opérateurs de renom, 888sport et William Hill, lesquels n’ont toujours rien annoncé au sujet d’une possible demande d’agrément. A ce jour, aucune information officielle n’a encore filtré de ces deux opérateurs dans un sens comme dans l’autre.

Lyon-Betclic : Aulas tente le passage en force

12 avril 2010 par · 2 Commentaires 



Moins d’une semaine après le vote « conforme » de la loi sur les paris sportifs en ligne par les députés, l’Olympique Lyonnais a arboré le logo de son sponsor Betclic lors de la rencontre de Ligue 1 face à Lille. Problème : si Jean-Michel Aulas affirme avoir obtenu l’accord verbal du président de la LFP, Frédéric Thiriez, la veille du match, le délégué de la LFP est venu saisir le maillot de l’OL qui arborait le logo du site de paris sportifs Betclic sur une de ses manches. La Ligue de Football Professionnel a d’ores et déjà déposé une plainte pénale et le club lyonnais devrait également être sanctionné d’une amende (dont le montant maximum serait de 15 000 euros) par la Commission des Compétitions (COC), qui se réuni ce mercredi.

Cet incident procédurier n’est pas le premier entre le club de Lyon et la LFP et ce conflit a aussi des répercussions au niveau européen puisque l’UEFA n’autorise pas un club d’afficher un sponsor dans une compétition européenne qu’elle organise s’il n’a pas déjà été porté dans son championnat. C’est sur cette base que l’OL s’était vu refuser le droit d’arborer un maillot floqué Betclic à Santiago Bernabeu pour le huitième de finale retour de la Ligue des Champions face au Bwin du Real Madrid. Le véritable enjeu pour Jean-Michel Aulas est certainement de pouvoir enfin afficher son sponsor lors de la demi-finale aller à Munich dans huit jours lors d’un match hyper-médiatisé qui offrirait une visibilité accrue à Betclic. Sa tentative de passage en force pourrait être à double tranchant et on saura très vite si le coup a fonctionné ou pas. Rendez-vous à l’Allianz Arena de Munich le mardi 20 avril à 20h45.

Y aura-t-il un match Bwin – Betclic ?

10 mars 2010 par · Ecrire un Commentaire 



Ce soir se déroulera le huitième de finale retour de Ligue des Champions entre le Real Madrid et Lyon au stade Santiago Bernabeu mais c’est face à l’UEFA que Jean-Michel Aulas et son club disputent un match avancé, dans les coulisses. En effet, la fédération européenne a refusé au club lyonnais sa requête de porter un maillot floqué au nom de son partenaire et sponsor, Betclic, pour ce match à forte exposition médiatique en France. Le match se déroulera sur le sol espagnol où, contrairement à la France, la loi n’interdit pas la publicité pour les sites de paris sportifs en ligne.

En effet, Bwin s’affichera, comme d’habitude, sur le maillot du Réal. Il est bon de noter que le maillot du Real de Madrid avait dû rester vierge lors de ses déplacements à Lyon et Marseille pour rester en conformité avec la loi française. L’argument de l’UEFA dans ce cas précis et pour le match de ce soir est que le règlement interne de la Ligue des Champions n’autorise pas l’affichage d’un sponsor qui n’a pas été validé par la fédération nationale auquel est affilié le club et donc avec lequel il n’a pas pu jouer au préalable. Cette règle s’applique même sur sol étranger et cela en dépit de la parfaite légalité de l’affichage dans le cas de Lyon.

Une dérogation avait été demandée par l’OL pour porter son maillot Betclic en Belgique face à Anderlecht (en août 2009, en tour préliminaire de cette même compétition), lorsqu’à l’époque la loi d’ouverture à la concurrence était prévue pour rentrer en vigueur en janvier 2010 en France. Cela lui avait été permis mais le retard pris dans le calendrier du projet de loi n’a ensuite pas permis au club rhodanien de porter son maillot Betclic en France, condition qui était nécessaire pour pouvoir afficher le logo du bookmaker de nouveau en Europe.

Le président Aulas a d’ailleurs réagi vivement en déclarant: « Le concurrent de Betclic sera sur le maillot du Real et on n’aura rien sur le nôtre. C’est un manque de revenus considérable. On n’est pas dans un contexte favorable. Ça n’annonce rien de bon pour le futur économique des clubs français. »

Le match tant attendu Bwin-Betclic  est en tout cas sérieusement compromis…

Loi sur les paris sportifs en ligne : la dernière ligne droite

25 février 2010 par · Ecrire un Commentaire 



Alors que certains doutes persistaient encore il y a quelques jours quant à la tenue du calendrier législatif pour une ouverture du marché des paris sportifs en ligne avant la Coupe du Monde, l’adoption par le Sénat du projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne en première lecture le 24 février ouvre la voie à une promulgation à la mi-avril et donc à l’ouverture du marché français début juin, conformément aux souhaits du gouvernement. Regardons tout cela de plus près pour identifier les ultimes ralentissements que le projet pourrait encore rencontrer lors des prochaines semaines.

Les derniers obstacles possibles

Les sénateurs ont donc adopté à la majorité (181 voix contre 139 avec une majorité placée à 161 votes) le projet de loi qui leur avait été soumis après son adoption en première lecture par l’Assemblée Nationale en octobre 2009. Seuls quelques amendements ont été adoptés, celui qui nous intéresse le plus étant l’amendement No 91 comme décrit dans notre article précédent. La prochaine étape sera donc le passage du projet en seconde lecture devant les députés le 30 mars 2010. Deux cas de figures pourraient alors se présenter :

  1. L’Assemblée Nationale adopte le projet de loi tel qu’il a été voté par le Sénat.
  2. Les députés le modifient et le projet effectuera donc ce que l’on appelle communément la navette parlementaire.

Cette seconde éventualité est devenue très improbable au vu du peu d’amendements apportés lors du passage du projet de loi devant le Sénat et surtout de la nature de ces amendements, puisqu’aucun d’entres-eux n’a apporté de modification significative sur les points sensibles tels que la fiscalité et le risque d’addiction, seuls susceptibles à nos yeux d’entraîner des discussions et modifications supplémentaires de la part des députés. Pour simplifier, nous voyons mal l’Assemblée Nationale modifier un texte qu’elle avait elle-même adopté en première lecture en octobre dernier tel qu’il va lui revenir, à peu de choses près, à la fin du mois de mars.

Des enjeux financiers décisifs

Si le projet de loi est donc adopté par l’Assemblée Nationale en seconde lecture le 30 mars comme nous l’anticipons, seule une saisine du Conseil Constitutionnel (par 60 députés ou 60 sénateurs) pourrait encore retarder le calendrier cher au ministre du Budget, Eric Woerth. Cependant, et contrairement aux idées reçues, cet éventuel recours ne serait pas forcément rédhibitoire pour une promulgation dans les temps. On sait en effet que les services juridiques du Conseil peuvent établir antérieurement le risque de saisine et peuvent donc anticiper en préparant le travail d’analyse juridique des textes avant même que la saisine ne soit effective. Quant on sait aussi que le Gouvernement peut demander au Conseil la publication en urgence de sa décision sous huit jours (ce dont on peut penser qu’il ne se priverait pas), on comprend vite que tout est en fait bien ficelé pour respecter la deadline d’une ouverture du marché français début juin. En effet, il ne restera plus ensuite qu’à obtenir le feu vert du Conseil d’Etat sur les décrets d’application et l’aval de l’Union Européenne, dont un éventuel avis négatif ne serait pas suspensif.

Le ministre du Budget, Eric Woerth, avait assuré que le calendrier de mise en application de loi sur les paris sportifs en ligne était « tenable » et à la vue de ce qui s’est passé lors de ces deux jours de lecture devant le Sénat, on comprend mieux son optimisme. Une fois leur licence obtenue auprès de l’ARJEL, les opérateurs de paris en ligne comme Betclic, Unibet et Bwin pourront donc proposer des paris sur le football en France et il était crucial pour le Gouvernement français que cette loi soit adoptée et entre en vigueur avant l’événement planétaire qu’est la Coupe du Monde de football, surtout lorsqu’il est estimé* que 60% à 70% du chiffre d’affaire des paris sportifs en ligne pour 2010 en France (soit 200 à 300 millions d’euros) serait réalisé lors de la phase finale du Mondial. Clairement, une manne financière que l’Etat ne pouvait laisser lui échapper.

*estimation faite par le consultant Francis Merlin dans une interview accordée à l’AFP en décembre 2009.

La loi sur les paris en ligne : après le vote (1ère partie)

19 février 2010 par · Ecrire un Commentaire 



Alors que les informations contradictoires continuent de circuler sur le web au sujet du calendrier du vote du projet de loi sur les paris en ligne (on sait que le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne sera examiné par le Sénat les 23 et 24 février prochain, ensuite tout dépendra des éventuels amendements proposés et relectures nécessaires), nous nous intéressons aux positions des principaux opérateurs de paris sportifs en ligne et à ce qu’ils comptent faire lorsque la loi sera finalement adoptée et publiée. Ce premier volet de notre dossier porte sur les opérateurs dont on sait d’ores et déjà qu’ils feront une demande d’agrément pour obtenir une licence d’exploitation en France.

Les sites de paris en ligne : Betclic, Unibet et Bwin

Comme vous avez déjà pu le lire sur notre site (lire la news), les trois opérateurs de paris sportifs en ligne Betclic, Unibet et Bwin, réunis au sein d’une nouvelle association, l’AJELI (Association des opérateurs de Jeux en Ligne Internationaux), ont publié un communiqué indiquant clairement qu’ils étaient « tous trois candidats à l’agrément de la future Autorité de Régulation des Jeux en Ligne » et qu’ils partageaient « les mêmes valeurs s’agissant du jeu responsable et éthique« .

Il n’y a rien de surprenant à voir ces trois bookmakers se positionner en premier. Déjà ils sont parmi les sites les plus sérieux comme notre comparatif bookmakers le démontre : tous trois font partie de notre Top 5 des sites de paris sportifs en Français. Chacun d’entre eux a, en outre, noué des contacts voire même signé des partenariats ou de sponsoring avec des clubs de football de premier plan en France : Betclic a signé avec les deux Olympiques (de Marseille et Lyonnais), Unibet avec le Paris Saint-Germain et on sait que Bwin est proche d’un accord avec M6 et le club de Bordeaux.

Les opérateurs historiques et les nouveaux sites de pari gratuit

Autres opérateurs dont on sait qu’ils demanderont agrément, la Française des Jeux (pour sa marque ParionsWeb) et le Pari Mutuel Urbain, qui va se lancer dans les paris sportifs en ligne lui aussi. En effet, le PMU est clairement en train de se placer dans cette optique, avec ses partenariats signés avec RMC et TF1 ainsi que le Top 14 et la Ligue Nationale de Rugby (il deviendra aussi un partenaire majeur de la Fédération Française de Football après la Coupe du Monde). Le PMU a aussi signé en novembre 2009 un accord avec Paddy Power afin de bénéficier de l’expertise du bookmaker irlandais, en particulier pour ce qui est de la fixation des cotes et la gestion du risque. En attendant que la loi soit promulguée, le PMU a lancé un site de paris gratuits (pronospmu.com) qui servira dans un premier temps à collecter les détails de joueurs intéressés par le jeu en ligne.

Cette stratégie est similaire à celle de Sajoo (produit de l’union du groupe Amaury et de Bwin) ainsi que FrancePari, partenaire notamment du club de football du RC Lens et qui compte Alain Prost parmi ses actionnaires. Ces deux sociétés seront elles aussi candidates à l’agrément dès qu’elles en auront la possibilité.

Notre avis :

Même si on reste dans l’expectative par rapport au timing de cette ouverture officielle à la concurrence, on ne peut que se réjouir de l’avancée du projet et de l’imminence relative de son adoption. Des questions touchant à la taxation et au plafonnement des taux de redistribution restent cependant à clarifier et on préfèrerait que l’intérêt des joueurs soit mis en avant plutôt que celui des opérateurs historiques du monopole actuel (sous couvert, en autres, de la protection des joueurs contre l’addiction (voir notre réaction en bas du dossier sur la législation – 3ème partie)).

Toujours est-il que la régularisation de la situation en France (qui interviendra plus de trois ans après la mise en demeure de la France par Bruxelles) permettra de mettre fin à un climat de méfiance entretenu par la position du gouvernement français. Nous faisons bien sûr allusion à la campagne de dénigrement permanente menée par l’Etat Français à l’égard de sociétés de paris en ligne titulaires de licences européennes et de la chasse aux sorcières (qui fit suite aux plaintes de la FdJ et du PMU en 2006) qui eut pour conséquence les arrestations spectaculaires de très hauts dirigeants d’Unibet et Bwin. Ces bookmakers, sur lesquels on entendait tout et n’importe quoi à l’époque, sont enfin sur le point d’être offert l’opportunité de se mettre en conformité avec, paradoxalement, une loi qui n’existe toujours pas.

Rappelons qu’il aura fallu que la Commission européenne engage (en octobre 2006) une procédure d’infraction à l’encontre, notamment, de la France « coupable d’entraver la concurrence dans le secteur des paris sportifs » pour que l’on en arrive à la reconnaissance de la liberté des opérateurs de paris en ligne d’opérer sur le marché français, ce que leur licence européenne (Malte, Royaume-Uni ou Gibraltar) aurait déjà dû leur conférer si l’on se fie au droit européen. Les opérateurs historiques du monopole ne pourront plus profiter de ce flou habilement et commodément entretenu pour mener leur croisade.

Fin de ce premier volet de notre dossier. Suivra bientôt une présentation des bookmakers en position d’attente (par rapport à ce que sera le texte de loi final) et enfin celle de ceux qui n’ont clairement pas l’intention de solliciter une licence française.

Betclic, Unibet et Bwin au sein de l’AJELI

16 février 2010 par · Ecrire un Commentaire 



Betclic, Unibet et Bwin au sein de l'AJELI  !Les trois opérateurs de paris sportifs en ligne Betclic, Unibet et Bwin ont annoncé mardi par voie de communiqué qu’ils se réunissaient au sein d’une nouvelle association, l »Association des opérateurs de Jeux en Ligne Internationaux » dans le contexte de l’ouverture à la concurrence Betclic, Bwin et Unibet, les membres de cette nouvelle association, « sont tous trois candidats à l’agrément de la future Autorité de Régulation des Jeux en Ligne et partagent les mêmes valeurs s’agissant du jeu responsable et éthique« , précise le communiqué. Selon nos recherches, l’avis de création de cette Association régie par la loi du 1er Juillet 1901 est paru le 3 octobre 2009 au Journal Officiel Associations. Les statuts ont été déposés à la Préfecture de police de Paris. Son objet est le suivant:  »promotion et défense des intérêts moraux et professionnels de ses membres ainsi que développement d’une réflexion permanente sur la situation et l’évolution du secteur des jeux en ligne ; dans ce cadre, elle a, notamment vocation à être une force de proposition dans le débat public, dans le contexte de l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne en France. » Le siège de l’association est situé au siège de la société Mangas Gaming, propriétaire du site Betclic.

La nouvelle association « souhaite que cette ouverture soit efficace et équitable, au bénéfice des joueurs français et dans le respect des règles de loyale concurrence entre tous les opérateurs« .

Sources : AFP, Journal Officiel Associations

Unibet remporte l’award du meilleur opérateur européen de paris sportifs 2009

03 décembre 2009 par · Ecrire un Commentaire 



Unibet remporte l'award du meilleur opérateur européen de paris sportifs 2009Lors d’une cérémonie de remise des trophées organisée le magasine EgamingReview à Londres, les EGR Awards, le site d’origine scandinave Unibet a remporté le trophée du  » Meilleur opérateur de paris sportifs européen  » de l’année 2009. Unibet conserve donc son titre déjà gagné l’année dernière, c’est la 2ème fois consécutive que la société reçoit les honneurs de l’industrie du jeu en ligne. L’opérateur européen Betclic faisait également partie des nominés dans cette catégorie. A noter également, le titre de meilleur opérateur de jeux en ligne toutes catégories confondues (paris sportifs, poker, casino) est revenu à la compagnie d’origine autrichienne Bwin.

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